ALAIN-FOURNIER

Alain Fournier, demi-pseudonyme d’Henri Alban Fournier, est un écrivain français. Il passe son enfance en Sologne et dans le Bas-Berry, à Épineuil-le-Fleuriel, où ses parents sont instituteurs. Après avoir passé deux ans au lycée Voltaire à Paris, Il part à Brest préparer le concours d’entrée à l’École navale, mais il y renonce, préférant poursuivre des études littéraires.
En 1905, après avoir rencontré Yvonne de Quièvrecourt, premier amour de sa vie, il a l’idée de son célèbre roman, “Le Grand Meaulnes” qu’il écrit à partir de 1910 et publie en 1913. Cette histoire d’amour n’aura pas de suite puisqu’il ne retrouvera Yvonne que huit ans plus tard, mariée et mère de famille. Il fait son service militaire (1907-1909) à Paris, Laval puis dans le Gers (88° régiment d’infanterie) après avoir réussi le concours d’officier.
Après son service, il devient rédacteur à Paris-Journal et fréquente le milieu littéraire, notamment la jeune équipe de la NRF par l’intermédiaire de son beau-frère, Jacques Rivière. Il devient ensuite secrétaire de Claude-Casimir Perier, fils de l’ancien Président de la République, et a une liaison avec Simone, la femme de ce dernier, une actrice célèbre. Il publie quelques textes, poèmes, contes, réunis en 1924, dans un recueil intitulé “Miracles”.
Dès la mobilisation, il rejoint le 288° régiment d’infanterie en tant que lieutenant de réserve. Il est porté disparu au cours des premiers combats près de Verdun (septembre 1914) et officiellement déclaré mort pour la France en juin 1920. Son corps fut retrouvé et identifié en 1991 à quelques centaines de mètres de la tranchée de Calonne. Il avait été enterré dans une fosse commune, creusée par l’armée allemande, à Dommartin-la-Montagne, avec 20 autres soldats français. (Source : Babelio)