Maurice BARRÈS

Maurice Barrès est un écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français. Maître à penser de toute une génération, il le fut tout autant par son œuvre littéraire que par son style de vie.

Dans les années 1880, il fréquente à Paris le cénacle de Leconte de Lisle et les milieux symbolistes. Parallèlement à sa carrière d’écrivain qui lui assurera un succès précoce — il n’a que vingt-six ans quand paraît le premier tome de sa trilogie “Le culte du moi” — il se lançe dans la politique. Boulangiste par anticonformisme et par rébellion contre l’ordre établi, il est élu député de Nancy en 1889. L’Affaire Dreyfus qu’il vécut comme une menace de désintégration de la communauté nationale l’incita d’emblée à se placer dans le camp des anti-dreyfusards dont il devint l’un des chefs de file. Dès lors, sa pensée s’oriente vers un nationalisme traditionaliste, plus lyrique et moins théorique que celui de Maurras, mais fondé sur le culte de la terre et des morts.
À la suite de « l’Affaire », il ne devait plus quitter l’arène politique, assumant la présidence de la Ligue de la Patrie française puis celle de la Ligue des patriotes, à la tête de laquelle il succéde à Paul Déroulède en 1914, affichant enfin pendant toute la durée de la guerre un patriotisme cocardier qui lui valut d’être élu par Le Canard enchaîné, chef « de la tribu des bourreurs de crâne ».

Dès avant la guerre cependant, l’année 1906 devait lui apporter la consécration politique et littéraire grâce à une double élection : comme député de Paris — il le resta jusqu’à sa mort — et comme académicien.   (Source : Académie française)