Henri BÉRAUD

Henri Béraud est un romancier et journaliste français. En tant que polémiste, il signait également du pseudonyme de Tristan Audebert. Né d’un père boulanger, il emploie sa juvénile énergie à de nombreuses activités : poète débutant, fondateur de revues éphémères, représentant en vins et spiritueux, collecteur de beurre, négociant en charbon, antiquaire. Il rejoint Le Canard enchaîné en février 1917, recommandé par Paul Vaillant-Couturier, avec qui il se lie d’amitié, ainsi qu’avec Roland Dorgelès. Son amitié ancienne avec Albert Londres, dont le talent avait été révélé au début de la guerre, a pu lui servir aussi de carte de visite. Il collabore également à la fin de la guerre au Crapouillot de Jean Galtier-Boissière. Au Canard Enchaîné, il publie surtout des articles polémiques contre le Parlement, l’Académie française, le gouvernement, les officiers antirépublicains et l’Action française. 
Le Canard rompt avec Henri Béraud lorsqu’il prend parti pour les manifestants du 6 février 1934. Pour Jean Galtier-Boissière, ami de Béraud, celui-ci évolua de l’extrême gauche à l’extrême droite sans nettement s’en rendre compte, en suivant la pente de ses intérêts : il en vint à s’identifier au grand monde dont son talent avait su forcer les portes. Il participe aussi à la revue Le Merle blanc, d’Eugène Merle, à L’Œuvre et il est grand reporter et observateur politique au Journal. Il est le directeur politique officieux et éditorialiste de Gringoire de 1928 à 1943. Il écrit des articles violemment anglophobes, sans éprouver de sympathie particulière pour l’Allemagne nazie.Dans Gringoire, il fait profession d’antisémitisme. Il est condamné à mort en 1944 pour intelligence avec l’ennemi. Plusieurs écrivains dont François Mauriac interviennent en sa faveur. Il est finalement gracié par le général de Gaulle. (Source : Wikipédia)