Louis CHADOURNE

Il est le frère de l’homme de lettres Marc Chadourne (1895-1975) et du dadaïste Paul Chadourne. Il est aussi le neveu d’André Chadourne (1859-1910), homme de lettres et artiste de la fin du XIXe siècle à Montmartre.
En 1901, il étudie au pensionnat des Jésuites de Sarlat en Dordogne puis au collège Saint Joseph à Périgueux. Il part au lycée Louis le Grand à Paris avant d’étudier à l’Université de Grenoble. En 1910, il est nommé secrétaire de l’Institut français de Florence et il devient le plus jeune agrégé de France en Lettres et italien en 1913.
Très tôt il écrit des vers et collabore à la N.R.F. La guerre interrompt sa carrière universitaire. Le 16 juin 1915, il est blessé à Metzeral, dans les Vosges, et reste enseveli pendant plusieurs heures. Malgré plusieurs hospitalisations et quelques périodes de rémission, il ne s’en remettra jamais. On lui remet en 1916 la Croix de guerre avec étoile d’argent. Il termine la guerre en étant interprète au Ministère de la guerre à partir d’octobre 1916.
La guerre lui inspire notamment le poème de “La Commémoration d’un mort de printemps” en 1916 et la nouvelle “Le conquérant du dernier jour” (1928).
En 1919, il publie son premier roman, “Le Maître du navire” et part en expédition avec Jean Galmot dans des possessions françaises d’Amérique. Ces expéditions donnent suite à deux de ses chefs-d’œuvre : “Terre de Chanaan” (1921) et “Le Pot au noir” (1923).
À partir du mois d’août 1921, Louis Chadourne est hospitalisé. Il perd tout contact avec ses amis et meurt des conséquences de sa blessure de guerre. La plupart de ses œuvres ont été publiées à titre posthume.  (Source : lesamisdeschadourne.jimdo.com)