Gaston CHÉRAU

Gaston Chérau (Niort, 1872 – Boston, 1937) est un journaliste et homme de lettres français.
Fils d’industriel, il est né le 6 novembre 1872 à Niort, et est décédé le 20 avril 1937 à Boston (États-Unis) au cours d’une tournée de conférences.
Journaliste et chroniqueur, il livre régulièrement à la presse ses impressions de voyages. En 1911, il parcourt pour le compte du journal Le Matin la Tripolitaine conquise par les Italiens. Sa collaboration avec le quotidien « Le Matin » ne durera pas plus de deux mois : « Le journal a arrêté son contrat car ce qu’il n’écrivait n’était pas politiquement correct. Il a décrit les brutalités de l’engagement guerrier et les effets du colonialisme. Comme lorsqu’il rend compte de pendaisons publiques de Libyens. Il a aussi d’ailleurs montré les jeunes soldats italiens mutilés». Car Gaston Chérau est aussi reporter photo. Il se déplace avec son propre matériel. Un de ses clichés les plus forts : des Libyens pendus à des potences sur une place de marché. 
Fertile romancier de la province, sa plume est très influencée par le Berry où il avait des racines familiales, séjourné une partie de son enfance, et où il revint assidûment en vacances dans une résidence secondaire jusqu’à la fin de sa vie. Il est élu membre de l’Académie Goncourt en 1926. Le romancier n’était pas un avant-gardiste littéraire. « Un Maupassant de sous-préfecture», a raillé Bernanos, parce que Chérau avait préféré un écrivain de seconde zone à Céline et son « Voyage au bout de la nuit » lors du Goncourt 1932. (Source : Wikipédia)