Claude FARRÈRE

Claude Farrère, de son vrai nom Frédéric-Charles Bargone, est un essayiste, historien, romancier, officier de marine.
Fils d’un colonel d’infanterie coloniale, il entra en 1894 à l’École navale. Affecté à l’artillerie d’assaut pendant la Première Guerre mondiale, il était capitaine quand fut signée la paix ; il démissionna en 1919 pour se consacrer à sa seconde passion : les lettres.
Il avait publié, dès avant la guerre, plusieurs romans (Fumée d’opium, L’Homme qui assassina, Mlle Dax, jeune fille, La Bataille, Les Petites Alliées, Thomas l’Agnelet) dont l’un, Les Civilisés, lui avait obtenu le prix Goncourt en 1905.
Durant l’entre-deux-guerres, il poursuivit cette œuvre, puisant à la double source du réalisme et de ses souvenirs d’officier de marine en Extrême-Orient. On lui doit également une Histoire de la Marine française (1934).
N’étant pas démuni de bravoure, il s’illustra le 6 mai 1932 en s’interposant entre le président Doumer et son assassin, ce qui lui valut deux balles dans le bras.
En 1933, il s’engage au sein du Comité français pour la protection des intellectuels juifs persécutés.
Après deux échecs, il fut élu à l’Académie française le 28 mars 1935, par 15 voix au second tour, au fauteuil de Louis Barthou, arrachant son fauteuil à Paul Claudel.
Claude Farrère fut président de l’Association des écrivains combattants. Il a donné son nom à une distinction littéraire délivrée par cette association, le prix Claude-Farrère, créé en 1959 pour “un roman d’imagination et n’ayant obtenu antérieurement aucun grand prix littéraire”.  (Source : Académie française)