Paul GÉRALDY

Le 6 mars 1885, Paul Lefèvre (Paul Géraldy) naît à Paris. Son père, journaliste et homme de lettres, meurt prématurément. Paul, brillant élève au lycée Buffon, doit, à seize ans, interrompre ses études pour gagner sa vie. C’est cette période qu’il intitule : Marche funèbre pour la mort de ma jeunesse. Tout en préparant son baccalauréat, il est employé par la librairie Delagrave. Il fréquente alors le quartier Latin et publie dans des revues ses premiers textes. Il subit l’influence d’Henri Bataille à qui il dédie Petites Âmes (1908) et d’Edmond Rostand à qui il rend hommage dans la prréface de Noces d’argent (écrites en 1914 et présentées pour la première fois à la Comédie-Française le 5 mai 1917). Ainsi lancé, Géraldy produit régulièrement pièces de théâtre, recueils de poèmes – dont le très célèbre Toi et Moi en 1913 –, romans, essais de 1908 à 1939. L’après-guerre est en totale rupture avec son idéologie comme avec son écriture. Pour lui, c’est le temps des rééditions : pièces de théâtre regroupées par Julliard (1950-1952) et par Stock (1967), Toi et Moi, suivi de Vous et Moi (1960) par Le Livre de poche (1965). Les écrits de Paul Géraldy reflètent sa vie sentimentale. Il y dit ses amitiés (Vuillard, Giraudoux, Colette), ses amours que détruisent le temps et la connaissance. Il se marie avec la cantatrice Germaine Lubin, dont il divorcera, car « le mariage est la seule aventure intégrale » et, « comme les maisons sans enfants ne sont pas des maisons », il a trois enfants. Il meurt à quatre-vingt-dix-huit ans, le 9 mars 1983.

Paul Géraldy ne peint qu’un microcosme : celui des petits-bourgeois intellectuels entre la guerre de 1914 et celle de 1939. Il en est conscient : « Le théâtre aimait les héros. Les midinettes exigeaient que ça se passât dans le grand monde et que la pièce finît bien » (Voir, écouter, sentir).(Source : universalis.fr)