Panait ISTRATI

Panaït Istrati est un écrivain roumain de langue française.Il fait ses débuts à vingt ans comme rédacteur à Roumanie ouvrière puis se lance dans une vie de voyage et d’errance sur les rives méditerranéennes et à travers l’Europe.

Il découvre l’œuvre de Romain Rolland en 1919, et se lie rapidement d’une intense amitié épistolaire avec l’écrivain qui ne cesse de l’encourager à écrire.
S’il a épousé la langue française, Panaït Istrati ne s’assimile pas comme plus tard ses compatriotes Cioran et Ionesco à la civilisation occidentale. II reste un barde balkanique. Son style est musical, coloré, lyrique, dénué de rhétorique. Ses rythmes et ses formules incantatoires rappellent ceux des contes traditionnels de sa Roumanie natale. Il apporte à une littérature française parfois trop guindée, un vent de sauvagerie, une énergie barbare. Panaït ose aussi ce que les écrivains civilisés ont souvent répudié : le picaresque, l’alternance du sublime et du comique, les cris d’une révolte indomptable, la compassion pour les misérables, les filles perdues et les bannis. Henri Barbusse écrira qu’« Istrati a fait entrer dans la maison des lettres l’air du grand jour ». La publication de ses premiers œuvres connaît un succès qui permet à l’ancien vagabond de sortir enfin de la misère. Il est accueilli en frère par des écrivains dont certains deviendront ses amis : Joseph Kessel et le romancier prolétarien Henri Poulaille, plus tard Nikos Kazantzaki, Victor Serge et Boris Souvarine.
Atteint par la tuberculose, abandonné par la plupart de ses anciens amis, Panaït Istrati est mort le 16 avril 1935.(Source : Zone-critique.com )