Jean LORRAIN

Paul Alexandre Martin Duval, dit Jean Lorrain, est un écrivain français. Poète parnassien, il est l’un des écrivains scandaleux de la Belle Époque. Né dans une famille d’armateurs, destiné à devenir lui-même armateur, Jean Lorrain naquit lorsqu’il décida de devenir écrivain.
Installé définitivement à Paris, en 1884, il soumet ses premiers écrits à des revues disparates : la Vie moderne, la Revue indépendante, Lutèce, la Revue normande, l’Art et la Mode, le Chat noir, etc. – Il publie aussi des poèmes : le Sang des dieux, la Forêt bleue ; à compte d’auteur. Et il fréquente la bohème qui gravite autour de Rodolphe Salis.
La même année, il publie dans le Courrier français une série de portraits élogieux et irrévérencieux dont un sur Rachilde, qui venait de publier quatre ans auparavant Monsieur Vénus, avec qui il se lie d’amitié ; de complicité serait plus juste. Il est tout de suite remarqué d’autant plus qu’il affiche de façon ostentatoire son homosexualité. L’allusion grivoise, les gauloiseries, les bons vieux ragots de fesse font partie de ce personnage qu’il est devenu mais il se targue aussi d’être un esthète, se lançant dans la critique de spectacles, de peintures, de sculptures où il devient vite encore plus redoutable. En 1891, son recueil de nouvelles Sonyeuse lui vaut son premier succès de librairie. En 1897, la critique salue son roman Monsieur de Bougrelon comme un chef d’œuvre.
Et il sera de tous les vices et de tous les plaisirs défendus. Il deviendra éthéromane, par exemple, car l’éther deviendra à la mode. Sa santé en souffre. Opéré puis ré-opéré, il se perfore les intestins en tentant de s’administrer un lavement. Il meurt entouré de la seule personne qui lui est restée fidèle toute sa vie : sa mère. (Source : udenap.org)