Pierre LOUŸS

Pierre Félix Louis dit Pierre Louÿs est un poète et romancier français. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Chrysis, Peter Lewys et Pibrac.Il fait ses études à l’Ecole Alsacienne à Paris où il a André Gide pour condisciple et ami. Dès l’adolescence, il écrit ses premiers textes, tient un journal et s’intéresse au mouvement littéraire du Parnasse, fréquentant les poètes emblématiques de ce mouvement Leconte de Lisle, José-Maria de Heredia.  En 1891, il fonde la revue littéraire La Conque, où sont publiées les œuvres d’auteurs parnassiens et symbolistes, des maîtres servant de modèles, comme Mallarmé, Moréas, Leconte de Lisle ou Verlaine, mais également de jeunes poètes encore inconnus comme Valéry, André Gide et Louÿs lui-même.
Il se fait d’abord connaître par «les Chansons de Bilitis», oeuvre poétique empreinte de saphisme, très sulfureuse pour l’époque, qu’il fait passer pour la traduction d’une poétesse grecque, contemporaine de Sappho. Le scandale se poursuit avec le succès pour ses romans : “Aphrodite” (1896), “la femme et le pantin” (1898) et “les aventures du roi Pausole” (1901), ironique et grivois.
La Femme et le Pantin” inspiré des mémoires de Casanova, a été adapté plusieurs fois au cinéma. Soulignant les aspects dramatiques de la sensualité, il est souvent considéré comme le chef-d’œuvre de Louÿs, avec Trois filles de leur mère.
Avec François Coppée, et bien d’autres artistes et hommes de lettres (dont José-Maria de Heredia, Jules Verne, les peintres Edgar Degas, Auguste Renoir, le compositeur Vincent d’Indy, etc …), il est membre de la Ligue de la patrie française, ligue anti-dreyfusarde modérée.
La fin de sa vie est difficile ; ruiné, paralysé et atteint de cécité partielle, il vit ses dernières années retiré dans la solitude. Il meurt d’une crise d’emphysème; il est inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse. (Source : Babelio)