CORRESPONDANCE

180,00

Gustave FLAUBERT

Achille OUVRÉ

LIBRAIRIE DE FRANCE

Portraits gravés d'Achille OUVRÉ

Librairie de France, 1922-1925
Edition du centenaire

4 volumes in-8° - 507 + 589 + 713 + 712 pages
Dimensions : 195 x 240
Le Tome IV commence par "Voyage en Orient" et n'est pas illustré

Reliure demi-basane marbrée miel signée MARSILLACH - maître-relieur
Dos à 4 nerfs ornés
Pièces de titre et d'auteur en basane noire
Couverture et dos conservés
Intérieur en parfait état

On s’est souvent demandé si la correspondance de Flaubert n’était pas son chef-d’œuvre. La réponse est dans ces volumes. On y trouvera les amours, les œuvres rêvées, les jugements sur l’époque contemporaine, les lectures aussi. Tout cela contribue à peindre le portrait d’un écrivain qui s’est plu à se martyriser, et qui se libère ici, jusque dans la plus extrême grossièreté, d’un grand lyrique qui a voulu passer pour froid, de ce révolutionnaire en qui Proust comme Barthes ont salué le fondateur de la littérature moderne.

«La correspondance de Flaubert est, d’un avis presque unanime, l’une des plus belles de notre littérature. Elle représente d’abord un document de tout premier ordre sur la France, surtout bourgeoise, du XIXe siècle. Le Journal des frères Goncourt est limité, en fait, à la vie littéraire et artistique de leur temps ; les nombreux Mémoires ou Souvenirs ont été écrits en vue d’une publication éventuelle et façonnés pour servir le point de vue de leur auteur. Au contraire, dans la Correspondance, Flaubert aborde tous les sujets d’actualité, à mesure qu’ils se présentent, et sans autre souci que celui de dire ce qu’il pense et de ne pas choquer ou rebuter son correspondant : religion, politique, mœurs et coutumes de tous ordres. Dans tous ces domaines, la position de Flaubert est assez complexe : ce bourgeois qui a si sévèrement jugé les bourgeois a très sérieusement étudié son temps, et son témoignage est souvent clairvoyant. Quant à la vie intellectuelle de son époque, Flaubert est bien plus curieux, plus ouvert que ses «bichons». Il a beaucoup lu, et de tout, pour son œuvre et par goût : philosophie, ouvrages scientifiques, surtout en médecine et en biologie, histoire ancienne et moderne, littérature et critique d’art. […]
Document sur son temps, riche de jugements personnels et souvent profonds sur les penseurs et les artistes du passé et du présent, la correspondance de Flaubert est surtout une “voie royale” pour pénétrer sa personnalité et comprendre son œuvre.»
Jean Bruneau.

Achille Ouvré est un illustrateur et graveur français, né le 26 juillet 1872 à Paris XVe et mort le 26 mars 1951 à Paris XIVe, principalement connu pour avoir illustré de nombreux livres au début du xxe siècle.

Ce sympathique artiste, d’une culture très étendue, d’une nature indépendante, eut le mérite de se former seul : il acquit sa science du dessin et de la composition en travaillant seul, sans maître, dans les académies de Montparnasse.

D’un abord courtois et affable, il se fit, parmi les artistes, musiciens de écrivains de sa génération, d’excellentes amitiés qu’attestent les portraits dessinés et gravés qui ont été vus aux expositions du Salon d’automne dont il a été, pendant 25 ans, Président de la Section de Gravure.

Il était officier de la légion d’honneur depuis 1950. Son œuvre est considérable et diverse : portraitiste influencé par Hans Holbein et les peintres japonais, il a laissé de nombreux dessins dont le trait incisif et volontaire laisse transparaître le caractère et l’âme même du modèle ; Ravel, Sarah Bernhardt, Maurice Barrès, Paul Valéry, Jules Romains ou encore Paul Bourget ont posé devant lui.

Achille Ouvré a également été un illustrateur de grand talent : il dessina et grava avec un saisissant relief, dans un important ouvrage, les milieux de la Bourse de Paris ; il laisse un nombre considérable de livres illustrés.

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