FABLES DE LA FONTAINE

350,00

Jean de la FONTAINE

Henri LEMARIÉ

LES HEURES CLAIRES

Aquarelles en couleurs de Henri LEMARIÉ gravées sur bois par Jean TARICCO

Editions Les Heures Claires, 1962 à 1966

Complet en 3 volumes in-8°
187 + 160 + 201 pages

Exemplaire n° 3331 sur vélin de Rives

En feuilles sous couvertures rempliées chemises et étuis en très bon état
Intérieur en parfait état

La plupart, inspirées des fables d’Ésope, Babrius et Phèdre, mettent en scène des animaux anthropomorphes et finissent, ou parfois commencent, par une morale.

L’auteur y invente un genre en rupture avec les traditions ésopique, évangélique et humaniste, où le style et l’esprit plus que le propos se veulent didactiques. Modèle du français classique, ces apologues sont utilisés dès le début du xviiie siècle comme support d’enseignement par les jésuites, principal corps enseignant en France jusqu’en 1763, et par les précepteurs familiaux, puis deviennent, sous la Troisième République et jusqu’après-guerre, un incontournable de l’école primaire.

La fable est par essence un récit condensé et elle convient à l’hyperbole par laquelle La Fontaine fait ressortir la cruauté de la société du Grand Siècle. Les conflits mis en scène par l’auteur se terminent immanquablement par la défaite, l’élimination physique voire la dévoration du plus faible ou du plus naïf, violence que souligne la soudaineté du dénouement.

Le monde que décrit Les Fables est celui de la force et de la ruse et le registre pastoral quand La Fontaine y vient n’est qu’une parodie pour en dénoncer bientôt l’hypocrisie. Si au début de la fable, les figures naïves des animaux ou d’hommes réduits comme des santons à leurs métiers renvoient à la féérie de l’enfance, la fin est celle du désenchantement.

Henry LEMARIÉ, illustrateur français (1911-1991), peintre miniaturiste est, l’un des plus célèbre de notre époque ; son oeuvre combine l’assurance que lui donne sa grande érudition et la malice et l’humour venant de son amour de la vie. La précision de son dessin, le raffinement de ses couleurs, le respect des textes et de leur esprit, font de lui un grand illustrateur, dont l’œuvre est recherchée des bibliophiles. Son oeuvre est très abondante, il illustra notamment, Trois contes de Charles Perrault et les Œuvres de Rabelais (de 1942 à 1946); Les Quinze Joyes du mariage (1945); il ajoute son talent aux textes de L’École des femmes de Molière, des Plaideurs de Racine et de La Légende de saint Julien l’Hospitalier de Flaubert (de 1948 à 1950); quelques contes des Mille et Une Nuits (de 1951 à 1955), et Les Aventures de Mr. Pickwick de Dickens en 1981. Il collabora notamment avec Jean Estrade, le directeur de l’édition d’art des Heures Claires, avec qui il mit au point une nouvelle technique de gravure sur bois en couleurs. 

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