HISTOIRE DU CHEVALIER DES GRIEUX ET DE MANON LESCAUT

25,00

Abbé PRÉVOST

Jean DROIT

ÉDITIONS DU CHARME

Illustrations de Jean DROIT

Editions du Charme, 1942

In-8° - 227 pages
Dimensions : 155 x 205

Exemplaire n°2665 sur vélin pur chiffon de Lana

Broché sous couverture à rabat
Intérieur impeccable

L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut, plus communément appelé Manon Lescaut, est un roman-mémoires de l’abbé Prévost faisant partie des Mémoires et aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde (7 volumes, rédigés de 1728 à 1731). Le livre étant jugé scandaleux à deux reprises (1733 et 1735), saisi et condamné à être brûlé, l’auteur publie en 1753 une nouvelle édition de Manon Lescaut revue, corrigée et augmentée d’un épisode important. Les qualités humaines du roman séduisirent rapidement le public et feront sa célébrité.

Passant tour à tour, et du jour au lendemain, de la fortune à la misère, du boudoir à la prison, de Paris à la déportation, de l’exil à la mort, des Grieux et Manon n’ont qu’une excuse : l’amour, ce sentiment qui fait oublier que tous deux mentent et volent, que le premier triche et tue ou que la seconde se prostitue.

C’est ainsi que Montesquieu comprend, peu après sa publication, le succès de ce roman : « J’ai lu le 6 avril 1734, Manon Lescaut, roman composé par le P. Prévost. Je ne suis pas étonné que ce roman, dont le héros est un fripon et l’héroïne une catin qui est menée à la Salpêtrière, plaise, parce que toutes actions du héros, le chevalier des Grieux, ont pour motif l’amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse. »

Peintre et illustrateur, Jean Droit est né à Laneuville (Meurthe-et-Moselle). Après avoir passé son enfance en Belgique où il accomplit une partie de ses études, il s’installe à Paris. Il a joué un rôle important dans la fondation des mouvements scouts non confessionnels en France (Les Eclaireurs de France) et en Belgique (Boys scouts de Belgique, 1910). Dès février 1913, il a participé à l’élaboration de la revue Le Scout, réalisant notamment des compositions pour la couverture. Avant 1914, il expose ses premiers tableaux à Paris, à la Société nationale des Beaux-Arts et au salon des humoristes. Il s’essaye aussi au dessin publicitaire, avec la réalisation d’affiches.
Lorsque la Grande guerre éclate, il est mobilisé au 226è Régiment d’infanterie. Il participe aux tout premiers combats, dès août 1914 et il fixe par l’image les scènes de guerre. L’Illustration s’attache alors ses compétences. A propos d’une exposition de ses œuvres à la galerie Dewambez, au printemps 1918, L’Illustration (n° 3920 du 20 avril) écrit : « Le lieutenant Jean Droit vient d’exposer avec un grand succès les dessins et aquarelles qu’il a exécutés sur le front, depuis le début de la guerre. Cette exposition est absolument pareille à la publication d’un journal de route. On y suit toutes les péripéties d’un soldat qui a été mêlé à toutes les affaires, a vécu successivement dans tous les secteurs notoires, a gagné d’étape en étape ses galons d’officier(…). Dès le 25 août, le lieutenant Jean Droit se trouvait en Lorraine, parmi les troupes qui défendirent le Grand Couronné de Nancy. Aux premières semaines de la guerre, ses premiers sentiments étaient de curiosité, de même en Artois l’hiver suivant. Il notait volontiers l’anecdote, le pittoresque, le détail. Enfin, il pensait encore à l’effet. Mais en Alsace, à Verdun, sur la Somme et sur l’Aisne, l’artiste a transformé sa manière en même temps que sa vision des hommes et du drame effroyable de la guerre. Ses études ont pris peu à peu le caractère d’une méditation. Les scènes sont devenues plus larges et plus concises, en même temps. Le dessin s’est plus stylisé pour mieux exprimer la pensée réfléchie qui l’inspirait. Les croquis eux-mêmes, tout en demeurant prompts et décidés, semblaient ne plus viser qu’à établir un témoignage ».

A propos de l’artiste qui avait illustré les œuvres d’écrivains, tels que Bernardin de Saint-Pierre ou Daudet, on note dans Les peintres de la grande guerre (éd. Trésors du patrimoine, 2004) que « Jean Droit laissait passer un écho de l’optimisme de Bernardin de Saint-Pierre, mâtiné de l’amertume d’un Daudet, dans l’évocation d’une certaine fraternité entre adversaires qui ont connu les mêmes horreurs et souffert les mêmes tourments ». Après guerre, Jean Droit a poursuivi sa carrière de peintre, d’affichiste et de dessinateur, participant à l’illustration de plusieurs ouvrages (Paul et Virginie en 1924, Les lettres de mon moulin, en 1927). Pour la Petite Illustration, il a réalisé des dessins accompagnant en 1928 la publication de Mademoiselle de Milly, un roman d’Albéric Cahuet. Continuant à être largement impliqué dans le mouvement des Eclaireurs, Jean Droit a été l’illustrateur du Journal des Eclaireurs à partir de 1921, en même temps que dessinateur à la manufacture de Sèvres et pour le compte de l’éditeur Piazza. On lui doit aussi plusieurs ouvrages sur la question Scout, ainsi que des livres grand public, comme Le loup bavarde (1928), La forêt de chez nous (1945) ou Au grand vent (1947).

Jean Droit était le père de l’écrivain, journaliste et académicien, Michel Droit (1923-2000).

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