LA VAGABONDE

120,00

COLETTE

André DIGNIMONT

MORNAY

Aquarelles de Dignimont

Editions Mornay, 1926
33ème titre de la collection "LES BEAUX LIVRES"

Volume in-8° - Dimensions : 160 x 210 - 334 pages

Exemplaire n°397 sur Rives

Reliure demi-maroquin vert à coins signée à la main (M. DESWARTE)
Dos à 4 doubles nerfs
Tête teinte en vert
Couvertures et dos conservés
Ex-dono de la relieuse à sa fille à la 1ère garde

Intérieur impeccable

Remarque : Coins supérieurs légèrement amortis - Frontispice en partie détaché mais toujours solidaire

Après avoir été donné en feuilleton à La Vie parisienne du 21 mai au 1er octobre 1910, La Vagabonde paraît en volume à la mi-novembre de la même année aux éditions Ollendorff. Ce roman a été écrit et édité dans une période de conflit violent des deux époux, dont le divorce est prononcé le 21 juin 1910 et entre qui s’accumulent désormais les rancoeurs et les coups bas. Ainsi l’odieux personnage d’Adolphe Taillandy peut être perçu comme une caricature sévère de Willy et faire en partie de La Vagabonde un roman de vengeance. Mais dans un contexte sentimental incertain et la problématique reconquête de son indépendance, Colette est surtout conduite à s’interroger sur sa condition de femme mûrissante qui ne doit plus rien à son époux. Car même si la présence de Missy lui est alors un réconfort affectif et matériel, ce nouveau statut de femme séparée puis divorcée s’accompagne irrévocablement, outre de la nécessité de gagner sa vie, d’une forme de déclassement social et de solitude personnelle que l’on retrouve, amplifiée, dans ce que vit le personnage de Renée Néré.

André Dignimont (1891-1965) est un illustrateur et peintre et graveur français, « figure notable de Montmartre». Fils d’un négociant en vins, André Dignimont est d’abord élève chez les Oratoriens du Collège de Juilly avant d’effectuer des études de langue en Angleterre. Le retour en France en 1911 le conduit à sept années de régiment: trois années de service militaire, quatre années de guerre. André Dignimont est ensuite l’élève de Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian. Installé à Montmartre, il mène alors « la joyeuse vie des rapins » en compagnie de condisciples et amis, notamment Jean-Gabriel Domergue, Roger de la Fresnaye, Louis Marcoussis, Robert Lotiron et André Warnod. Sa carrière qui s’étend sur plus de quatre décennies, le conduisant aussi bien vers le portrait et le nu féminin (aquarelles, dessins et estampes, Dignimont ne peignant pas sur toile) que vers l’illustration des livres et le décor de théâtre, se liant par là aux artistes peintres, aux écrivains (Colette, Francis Carco, Pierre Mac Orlan) et aux comédiens. C’est plus tard qu’André Dignimont commence à s’intéresser au paysage, encouragé en cela par André Dunoyer de Segonzac. Il a illustré des journaux tels que Le Rire, Demain, Monsieur – Revue des élégances, des bonnes manières et de tout ce qui intéresse Monsieur, Le Crapouillot, Le Sourire, Femina, la Gazette du Bon Ton, La Guirlande, Comœdia, Flirt… En plus de son métier d’illustrateur et de peintre, il a joué des rôles secondaires au cinéma et a fait partie du jury du Festival de Cannes 1955. André Dignimont est décédé à Paris en 1965, âgé de 73 ans.

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