LE PUITS DE SAINTE CLAIRE

370,00

Anatole FRANCE

Georges ROCHEGROSSE

A. & F. FERROUD

38 illustrations de Georges ROCHEGROSSE gravées à l'eau-forte par Eugène DECISY

Librairie des Amateurs A. & F. FERROUD, 1925

Tirage limité à 650 exemplaires
Exemplaire n°514 sur vélin d'Arches

Volume in-8° - 233 pages
Dimensions : 205 x 270

Reliure plein maroquin janséniste bleu marine signée CH. SEPTIER
Dos à 4 nerfs fleuronné doré
Double filet doré sur les coupe et les coiffes
Contre-plats de papier marbré bordés de maroquin bleu marine décorés aux fers dorés
Tranches dorées
Etui bordé (frotté)

Intérieur en parfait état sans rousseurs
Superbe exemplaire

REMARQUES : Dos légèrement passé - Petite épidermure au dos - Léger choc sur une coupe

Les nouvelles qui composent ce recueil, se déroulent en Italie, une Italie rêvée par l’auteur, entre Moyen-Âge et Renaissance, inspirée par les contes de Boccace, les Vies de Vasari et surtout les Fioretti qui racontent la vie de saint François d’Assise. Il s’agit, pour la plupart, d’anecdotes écrites dans une langue raffinée et parfois archaïque, qui évoqueront des images de tombeaux antiques et de fresques florentines.

Georges-Antoine Rochegrosse, né à Versailles le 2 août 1859 et mort à El Biar en Algérie le 11 juillet 1938, est un peintre, décorateur et illustrateur français. En 1875, sa mère se remarie avec le poète Théodore de Banville dont Georges-Antoine devient le fils adoptif. Il fréquente les artistes et les hommes de lettres que son beau-père reçoit chez lui : Paul Verlaine, Mallarmé, Arthur Rimbaud, Victor Hugo et Gustave Flaubert.

Il débute sa formation de peintre auprès d’Alfred Dehodencq, puis entre en 1871 à l’Académie Julian à Paris dans les ateliers de Jules Joseph Lefebvre et Gustave Boulanger, et termine ses études à l’École des beaux-arts de Paris. Il concourt par deux fois sans succès pour le prix de Rome en 1880 et 1881, et débute au Salon de 1882 où il est médaillé. L’année suivante, il obtient une bourse pour effectuer un voyage d’études qui lui permet de parcourir toute l’Europe.

Au début de sa carrière, il pratique la peinture d’histoire et s’essaye au symbolisme. Peintre reconnu et apprécié de la bonne société, Rochegrosse est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1892. Puis il se tourne vers l’orientalisme en découvrant l’Algérie en 1894, où il fait connaissance de Marie Leblon, qu’il épouse en 1896. Elle est l’amour de sa vie, sa femme, sa muse et son modèle. Il vit et travaille dans la maison de la Cité Chaptal à Paris, qui hébergera plus tard le théâtre du Grand-Guignol.

Il s’établit avec son épouse à El Biar, dans la banlieue d’Alger, en 1900. Il fait chaque été le voyage à Paris où il est membre du jury du Salon des artistes français. Le couple demeure au début dans la villa des Oliviers, puis s’installe dans un petit pavillon. Le couple fait construire une villa baptisé Djenan Meryem (le Jardin de Marie). Ils passent l’hiver en Algérie et l’été à Paris. Ils font construire une maison plus simple à Sidi-Ferruch le long de la plage. En 1910, Rochegrosse fait réaliser un atelier, Dar es Saouar, où il reçoit ses élèves. La même année, il est promu officier de la Légion d’honneur. À partir d’octobre 1910, il parraine l’artiste Jeanne Granès, qui ouvre une école d’art à Alger : il se charge de l’atelier de peinture.

En 1905, il est professeur à l’Académie Druet, fondée à Paris en 1904 par le peintre Antoine Druet (1857-1921). Admiré par ses contemporains, en particulier son beau-père Théodore de Banville ou Conan Doyle, il est un membre influent de la Société des peintres orientalistes français. Rochegrosse expose non seulement à Paris mais aussi au Salon des artistes algériens et préside le jury de l’Union artistique de l’Afrique du Nord dès 1925, ainsi que le Syndicat professionnel des artistes algériens.

Il est profondément marqué par la Première Guerre mondiale et par la mort de son épouse, en 1920, des suites d’une maladie contractée à l’hôpital d’Alger où elle est infirmière. Inconsolable, il va jusqu’à ajouter le M de Marie à sa signature (G. M. Rochegrosse). Sa peinture prend alors un tour plus pessimiste se teintant de religiosité. Il puise de plus en plus son inspiration dans le jardin de sa villa algérienne. Il en représente maintes fois les allées et la végétation luxuriante. Il finit par épouser sa gouvernante Antoinette Arnau, revient à Alger en 1937 et meurt l’année suivante. Son corps est transféré et inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse, à deux pas de la tombe de Théodore de Banville.

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