L’ENTRAVE

140,00

COLETTE

André DIGNIMONT

MORNAY

Illustrations de DIGNIMONT

Editions Mornay, 1929
47ème titre de la collection “Les Beaux Livres"

Exemplaire n°302 sur papier de Rives

In-8° – 270 pages
Dimensions : 160 x 205

Belle reliure demi-maroquin marron glacé à coins signée FLAMMARION
Dos à 4 nerfs
Tête dorée
Couverture et dos conservés
Intérieur impeccable

Dans La Vagabonde, Renée Néré avait réglé ses comptes avec son ex-mari Taillandy, et refusé de suivre Maxime. Dans L’Entrave, elle reprend la plume, évoquant dans une sorte de journal (sans date) sa vie après la rupture qui clôt La Vagabonde

On devine, en arrière-plan, la situation de Colette elle-même. Mais au-delà de la transcription d’événements plus ou moins autobiographiques (l’héroïne porte un nom différent de celui qui figure sur la couverture), l’ouvrage vaut par les multiples notations évoquant au début le flottement des femmes seules, puis par les variations autour des relations de couple — les scènes entre Jean et May, les affrontements entre Jean et Renée, les contradictions de la narratrice : elle éprouve à nouveau le désir de fuir l’image d’elle-même qui lui est imposée. Le roman fut encensé : les critiques apprécièrent cette soumission féminine… Rachilde elle-même approuva : « Nous devons d’abord obéir à nos lois intérieures qui sont nos instincts et qui viennent de bien plus loin que nous. »

André Dignimont (1891-1965) est un illustrateur et peintre et graveur français, « figure notable de Montmartre». Fils d’un négociant en vins, André Dignimont est d’abord élève chez les Oratoriens du Collège de Juilly avant d’effectuer des études de langue en Angleterre. Le retour en France en 1911 le conduit à sept années de régiment: trois années de service militaire, quatre années de guerre. André Dignimont est ensuite l’élève de Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian. Installé à Montmartre, il mène alors « la joyeuse vie des rapins » en compagnie de condisciples et amis, notamment Jean-Gabriel Domergue, Roger de la Fresnaye, Louis Marcoussis, Robert Lotiron et André Warnod. Sa carrière qui s’étend sur plus de quatre décennies, le conduisant aussi bien vers le portrait et le nu féminin (aquarelles, dessins et estampes, Dignimont ne peignant pas sur toile) que vers l’illustration des livres et le décor de théâtre, se liant par là aux artistes peintres, aux écrivains (Colette, Francis Carco, Pierre Mac Orlan) et aux comédiens. C’est plus tard qu’André Dignimont commence à s’intéresser au paysage, encouragé en cela par André Dunoyer de Segonzac. Il a illustré des journaux tels que Le Rire, Demain, Monsieur – Revue des élégances, des bonnes manières et de tout ce qui intéresse Monsieur, Le Crapouillot, Le Sourire, Femina, la Gazette du Bon Ton, La Guirlande, Comœdia, Flirt… En plus de son métier d’illustrateur et de peintre, il a joué des rôles secondaires au cinéma et a fait partie du jury du Festival de Cannes 1955. André Dignimont est décédé à Paris en 1965, âgé de 73 ans.

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