LES 21 JOURS D’UN NEURASTHÉNIQUE

35,00

Octave MIRBEAU

Jean LAUNOIS

Les Editions Nationales

Aquarelles et dessins de Jean LAUNOIS sous serpentes

Les Éditions Nationales, 1935

Volume in-8° - 175 x 225 - 311 pages

Exemplaire n°2021 sur vélin d'alfa

Broché sous couverture rempliée
Intérieur en très bon état, sans rousseur
Sous papier cristal

Si Octave Mirbeau était un grand romancier, il restait cependant conscient que ce genre bourgeois méritait d’être allègrement bousculé : son entrée dans le siècle nouveau, il la fera avec un Décaméron fou et ravageur, placé sous le signe d’une maladie alors en vogue, la neurasthénie. Comme des contes cruels où défile une humanité inquiétante et odieuse qui provoque ses ricanements inspirés, les scènes de cure pyrénéenne qu’il imagine nous offrent la peinture de fripouilles, crapules, imbéciles et autres sales individus auxquels il règle leur compte d’un trait impitoyable.

Livre de l’excès d’un homme blessé qui a choisi le rire pour se venger de la folie de la société, livre du dégoût qu’une vivifiante drôlerie permet de surmonter, ce roman, dans lequel il déploie son humour ravageur, est la plus belle revanche d’un écrivain qui fit de sa colère une gloire.

Jean Launois est un peintre français né le 22 novembre 1898 aux Sables-d’Olonne et mort le 27 novembre 1942 à Alger.

Dès l’enfance, Launois montre de sérieuses prédispositions au dessin, mais à 17 ans il s’engage dans la Grande Guerre. Une fois démobilisé, et meurtri, il se voue totalement à son art. Lauréat du Prix Abd-el-Tif en 1920, il passe deux ans à Alger, où il fait la connaissance du peintre orientaliste Étienne Dinet. Sa rencontre en 1920 avec Albert Marquet, venu pour la première fois en Algérie, sera décisive pour la suite de sa carrière, marquée désormais par une plus grande liberté d’expression. Jean Launois ne cesse par la suite de revenir à Alger : c’est là qu’il se réalise. Ami d’Étienne Bouchaud, il peint le petit peuple, les « mauvais lieux » et les « quartiers réservés » de la Casbah. La critique est laudatrice. Gabriel Audisio écrit ainsi dans Algéria en 1937 : « Un vernissage de Launois, c’est une descente barbaresque ! L’Oasis, les Abd-el-Tif, l’Ofalac, tout le monde sur le pont ! Au milieu de l’équipage, Launois, l’œil clair et le talent vif, a l’air d’un Raïs ». Artiste reconnu, il est un des fers de lance du groupe de Saint-Jean-de-Monts, qui comprend deux générations de peintres de 1892 à 1950 : il y côtoie entre autres Henry Simon (1910-1987). Mobilisé lors de la Seconde Guerre mondiale malgré une santé chancelante, Launois en revient méconnaissable. Il retourne à Alger, où il survit grâce aux subsides de ses amis. Il meurt, solitaire, dans une chambre d’hôtel.

En 1947, au musée des Beaux-Arts d’Alger, Jean Alazard consacre une exposition rétrospective à cet artiste considéré comme l’un des plus authentiques continuateurs de la veine exotique de la peinture française et algéroise des XIXe et XXe siècles.

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