LES AMOURS

100,00

OVIDE

Paul-Émile BÉCAT

ATHENA

Pointes sèches hors-texte et lettrines de Paul Emile BÉCAT
Editions Athéna, 1954
Traduit par Georges Vertut
In-8° – 189 pages
Dimensions : 175 x 220
Exemplaire d’artiste Hors Commerce
Reliure demi-chagrin rouge à coins
Tête dorée
Couverture et dos conservés
Intérieur impeccable
Remarque : menus frottements aux nerfs
Si le lecteur, qui tient en mains ce livre, n’aime pas la légèreté, l’élégance, la grâce, le badinage, s’il ignore que le sérieux est compatible avec la futilité, qu’il ne l’ouvre pas, et qu’il condamne son auteur comme il condamnerait les “Illustres Bergers”, Théophile, Tristan, ou encore La Fontaine, Marivaux, Choderlos de Laclos…

Que cet improbable lecteur, que l’imagination ne concevrait pas, si de nombreux critiques n’avaient reproché aux Amours d’Ovide leur légèreté, sans voir leur grâce, leur futilité sans percevoir leur sérieux, que ce lecteur donc évite aussi de regarder les tableaux de Fragonard et qu’il se méfie de Mozart.

Si, malgré cet avertissement, il ouvre le livre, qu’il se réjouisse, comme il y est invité par l’épigramme liminaire, que l’édition nouvelle de l’œuvre soit plus brève que la première.

Aux autres lecteurs, qui aiment Mozart et Fragonard, les Amours apportent le plaisir, la voluptas, que le poète a éprouvé lui-même, en se jouant de tous les lieux communs et de tous les interdits pour révéler les mille et une surprises du désir amoureux et pour harceler sous les flèches de Cupidon la société compassée et hypocrite qui l’entoure.

Paul-Émile Bécat est un peintre et un graveur français surtout connu pour ses illustrations érotiques. L’œuvre prolifique de Bécat est souvent réalisée à la pointe sèche, la technique de gravure grâce à laquelle des images sont attachées à des plaques de cuivre à l’aide d’aiguilles, ce qui donne des lignes délicates uniques. Il est né le 2 février 1885 à Paris en France et étudie à l’École des beaux-arts sous l’égidede François Flameng et Gabriel Ferrier. Il devient un portraitiste célèbre d’écrivains français et, en 1913, il expose au Salon de Paris avant de voyager en Afrique, puis reçoit le premier prix de Rome en 1920. Plus tard dans sa carrière, il se spécialise dans l’art érotique, ses images explicites aux tons pastel deviennent célèbres. Il illustre près de 100 livres, notamment pour Voltaire, Diderot, Baudelaire et Verlaine. Il meurt le 1er janvier 1960 à Paris.