LES FLEURS DU MAL

VENDU

Charles BAUDELAIRE

Édouard CHIMOT

LA BELLE ÉDITION

14 compositions originales d'Edouard CHIMOT

La Belle Edition, sd

Exemplaire n°625 sur vélin de Lana, seul papier
In-8° - 282 pages - 165 x 220

Reliure demi-maroquin aubergine à coins
Intérieur en très bon état
Couverture et dos conservés
Tête dorée
Etui

Avec Les Fleurs du Mal commence la poésie moderne : le lyrisme subjectif s’efface devant cette « impersonnalité volontaire » que Baudelaire a lui-même postulée ; la nature et ses retours cycliques cèdent la place au décor urbain et à ses changements marqués par l’Histoire, et il arrive que le poète accède au beau par l’expérience de la laideur. Quant au mal affiché dès le titre du recueil, s’il nous apporte la preuve que l’art ici se dénoue de la morale, il n’en préserve pas moins la profonde spiritualité des poèmes.
D’où la stupeur que Baudelaire put ressentir quand le Tribunal de la Seine condamna la première édition de 1857 pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » et l’obligea à retrancher six pièces du volume – donc à remettre en cause la structure du recueil qu’il avait si précisément concertée. En 1861, la seconde édition fut augmentée de trente-cinq pièces, puis Baudelaire continua d’écrire pour son livre d’autres poèmes encore. Mais après la censure, c’est la mort qui vint l’empêcher de donner aux Fleurs du Mal la forme définitive qu’il souhaitait – et que nous ne connaîtrons jamais.

Édouard Chimot, né à Lille le 26 novembre 1880, mort à Paris le 7 juin 1959, est un peintre, illustrateur, graveur et directeur artistique français. Édouard Chimot est notamment connu pour son travail d’illustrateur et pour avoir dirigé, entre autres, la publication d’une trentaine d’ouvrages aux Éditions d’Art Devambez durant les années 1920 à Paris.

De 1923 à 1931, de son nouvel atelier parisien situé rue Ampère, il supervise l’édition de livres d’art illustrés par des artistes comme Pierre Brissaud, Edgar Chahine, Henri Farge, Alméry Lobel-Riche, et Tsugouharu Foujita. Cependant, il se réserva des textes d’exceptions pour les illustrer lui-même, à savoir Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs (1925), Les Belles de nuit de Maurice Magre (1927), et enfin Parallèlement de Paul Verlaine (1931).

Pour célébrer la femme, Chimot, va s’inspirer d’œuvres littéraires réalistes ou sulfureuses qui répondent à ses propres aspirations. Leurs poèmes ou leurs textes l’inspirent car ils exaltent la séduction féminine, la passion absolue, le désir exacerbé, il s’y mêle érotisme, beauté sublimée, rêverie, fantasmes, plaisir, triomphe, mais aussi souffrances et humiliations. Derrière l’amour subi ou consenti, il y a une course effrénée à l’oubli. Chimot va devenir le chantre visuel insatiable de la Beauté, de la Volupté et de la Mort.

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