LES LESTRYGONS

160,00

Alexandre KOUPRINE

Jean LÉBÉDEFF

MORNAY

Editions Mornay, 1924

Illustrations de Jean LÉBÉDEFF

Belle reliure demi-maroquin marron à coins signée LAUCOURNET -  sans défaut

Dos à 3 nerfs avec bandes mosaïquées vertes

Pièce de titre en maroquin vert

Exemplaire n° 40 sur Hollande

9ème titre de la "Collection Originale"

In-8° - 238 pages-  160 x 205

Tête dorée

Couverture et dos conservés

Intérieur impeccable

Durant les jours de tempête, « les vieux, les malins Lestrygons de Balaklava s’installaient dans les cabarets, roulaient des cigarettes, buvaient un fort café de fèves chargé de marc, jouaient aux dominos, se plaignaient que le temps ne permît pas de sortir et, confortablement assis au chaud sous la lumière des lampes, se remémoraient les antiques légendes contées par les anciens… » Ainsi vivait encore au début du XXe siècle un peuple mythique, descendant d’anthropophages, pêcheurs rivés sur la mer Noire où ils recherchent dans la rudesse et la naïveté nourriture, trésors et signes pieux, quand les touristes sont partis, et que l’auteur seul les côtoie et évoque avec affection dans ce récit de 1911.

Jean Lébédeff (ou Ivan Lebedev), né à Bogorodsk (Russie) le 25 novembre 1884 et mort à Nîmes le 21 septembre 1972, est un graveur sur bois et peintre libertaire français.

Jean Lébédeff fut un illustrateur fécond, il est considéré comme l’un des plus importants graveurs sur bois du xxe siècle. Issu d’une famille de commerçant en grain russes, Jean Lébédeff obtient à l’âge de 22 ans un diplôme de navigateur puis devient capitaine de navire sur la Volga. En novembre 1908, il fait expulser de son navire des gardes du tsar à cause de leurs comportements déplorables, et, pour échapper à la répression, quitte le pays. En 1909 il s’installe à Paris, dans le 5e arrondissement et prend des cours de dessins. Il est reçu aux Beaux Arts. Il fréquente divers groupes d’artistes russes, dont un, anti-tsariste, qui se réunissait au 54 avenue du Maine. Il suit les cours du maître graveur Paul Bornet qui l’initie à la xylographie, art qu’il ne cessera de pratiquer toute sa vie durant. Il opte à contre-courant des graveurs de son temps, pour le travail sur bois de fil et la taille au couteau japonais. Ce qui lui permet d’affirmer immédiatement son style personnel reconnaissable entre tous.

À Montparnasse, il fréquente de nombreux artistes tels Picabia, Maïakovski, Ravel, Pierre Mac Orlan, Éric Satie, Blaise Cendrars, Soutine, Modigliani, André Salmon, mais aussi l’atelier de Henri Matisse à Issy-les-Moulineaux et celui d’Anatole France au bois de Boulogne. Pendant l’occupation allemande, il cache dans son atelier de Fontenay-aux-Roses plusieurs amis juifs et anarchistes traqués par la Gestapo et pour lesquels il falsifiera à plusieurs reprises les papiers d’identité.

Lébédeff illustra des centaines d’ouvrages, aujourd’hui recherchés par les bibliophiles. Parmi ces ouvrages se trouvent quelques livres uniques, illustrés avec des dessins originaux en couleurs, qui sont des véritables chefs-d’œuvre. Le plus connu est Les églogues (Paris, 1942) avec le texte de Jean Giono calligraphié par Guido Colucci. 

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