MADAME CHRYSANTHÈME – Pierre LOTI

80,00

Illustrateur : Sylvain SAUVAGE

Editeur : Calmann-Lévy

Année : 1936

Description

24 illustrations en couleurs de Sylvain SAUVAGE 
8 hors-texte sous serpentes avec une suite en noir
4 hors-texte simples et 12 en-tête
  
Editions Calmann-Lévy, 1936
   
In-8° – 220 pages
Dimensions : 180 x 230
   
Un des 1000 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma (n°535)
   
Broché
Très bel exemplaire
Cartonnage Obrecht-Bally d’origine fourni

L’OEUVRE

Loti a voyagé au Japon en 1885, il en rapporta l’inspiration de ce roman. Le 9 juillet 1885, dès son arrivée à Nagasaki, Loti épouse par contrat d’un mois renouvelable, une jeune Japonaise de 18 ans, Okané-San baptisée Kiku-San (Madame Chrysanthème). Le 12 août, âgé de 35 ans, il quitte Nagasaki. Ce mariage auquel les parents ont donné leur consentement a été arrangé par un agent et enregistré par la police locale. Il ne dure que le temps du séjour et la jeune fille pourra par la suite se marier avec un Japonais. Cette pratique est alors courante dans l’empire du Japon, même si elle s’avère coûteuse pour l’étranger.

Paru un an après Pêcheur d’Islande, en 1888, ce roman connaît un immense succès et contribue à la renommée de Pierre Loti. Il participe à l’intérêt porté pour l’Extrême-Orient et le Japon en particulier malgré la description mitigée qu’en fait Loti.

Est-ce que tu as lu Madame Chrysanthème ? Cela m’a bien donné à penser que les vrais Japonais n’ont rien sur les murs.
La description du cloître ou de la pagode où il n’y a rien (les dessins et curiosités sont cachés dans des tiroirs). Ah ! C’est donc comme ça qu’il faut regarder une japonaiserie, dans une pièce bien claire, toute nue, ouverte sur le paysage. Vincent Van Gogh à son Frère Théo. 

L’ARTISTE

Félix Roy, dit Sylvain Sauvage, vient d’une famille d’architectes, il est né à « Baume les messieurs » dans le Jura le 8 mai 1888 et mort à Paris en janvier 1948. Il est à la fois un illustrateur et technicien du livre français. Il passe par l’école des Beaux-Arts en architecture et se consacra principalement au dessin d’illustration et à la gravure. Sa carrière commença véritablement pendant les années vingt et son travail fut particulièrement remarqué lors de l’exposition internationale des arts décoratif à Paris en 1925. Il a été exposant du Salon des artistes décorateurs et directeur de l’Ecole Estienne à partir de 1934 jusqu’à sa mort.

Revenu de la guerre, il se lance dans le livre illustré grâce à l’éditeur Kieffer, qui lui confie l’illustration de L’Ingénu de Voltaire en 1922. Il collabore avec Mornay, Jonquières et Crès, avant de prendre la décision de préserver son indépendance créatrice en devenant son propre éditeur en 1925.

Pour le bonheur des bibliophiles Il est un des acteurs de de la renaissance du livre illustré après la première Guerre mondiale (aux côtés de G. Barbier, A.-E. Marty et F.-L. Schmied). Il a illustré de nombreux ouvrages, où son travail excelle dans des scènes à l’érotisme léger, on remarquera que les femmes de Sylvain Sauvage sont peu farouches et toujours raffinées.

Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, La Leçon d’amour dans un parc et Les Nouvelles leçons d’amour dans un parc, de René Boylesve, et Candide de Voltaire… La pureté de son trait, rendue en eau-forte ou en gravure sur bois et associée à la technique du pochoir, ont fait de lui un des illustrateurs emblématiques du livre Art Déco. Il a également travaillé sous les pseudonymes de Jacques Tournebroche, d’après le personnage d’Anatole France (dont il a illustré l’œuvre au début de sa carrière) et d’Espérance.

Informations complémentaires

Poids 1.2 kg

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