ROMANCES SANS PAROLES

60,00

Paul VERLAINE

Léon LEBÈGUE

A. et F. FERROUD

Illustrations de Léon Lebègue

Librairie des Amateurs - A. et F. Ferroud

Tirage à 1500 exemplaires
Un des exemplaires sur vélin
Celui-ci est le 1417

Broché sous couverture rempliée
Frontispice protégé par serpente
Très bon état

Non coupé

Remarque : Brochage du premier cahier fragile mais toujours solidaire.

Romances sans paroles est probablement le recueil le plus célèbre aujourd’hui de Verlaine. Il a résulté d’une année de réflexion et de création (mai 1872-avril 1873), passée en grande partie en compagnie de Rimbaud, qui a été pour beaucoup dans ce tournant dans l’évolution poétique de Verlaine, par les lectures qu’il lui a suggérées (Favart, Marceline Desbordes-Valmore), par des discussions sur la nature de la poésie dont on ne peut qu’imaginer la vivacité et par la vie turbulente qu’ils ont menée ensemble. Mais au moment d’envoyer le manuscrit de ces Romances, Verlaine ne pouvait prévoir qu’il serait en prison lors de leur parution et qu’il ne pourrait s’occuper des épreuves. Grâce à un imprimeur de province, qui ignorait la réputation sulfureuse du poète, l’ouvrage a été publié, mais avec une ponctuation souvent arbitraire et de nombreuses coquilles.

C’est au printemps 1874, dans la prison de Mons, en Belgique, que Paul Verlaine reçoit les premiers exemplaires de Romances sans paroles. Le poète maudit vient de vivre des amours tumultueuses, des ruptures et des crises. Sa poésie se libère des contraintes de la versification. Entre confidences amoureuses et impressions de voyage, voici un recueil placé sous le signe de la musique où se côtoient simplicité naïve et hardiesse virtuose.

Léon Lebègue, né à Orléans (Loiret) le 7 novembre 1863, et mort en 1944, est un lithographe, graveur, affichiste et illustrateur.

Léon Lebègue commence sa carrière à Paris, vers 1885, aux côtés de Paul Colin, alors inspecteur des Beaux-Arts. Ce dernier le remarque et lui permet de suivre les cours du peintre Jean-Léon Gérôme à l’École des beaux-arts de Paris. Il débute dès les années 1890 une carrière d’illustrateur pour les journaux satiriques: Soleil du Dimanche, Le Rire, La Plume, Le Gaulois, La Vie en rose, Au Quartier Latin, Le Patriote Illustré, Le Cycle, La Revue moderne, Grimace , Nos Caricatures, L’Illustré national, Gil Blas illustré, Le Courrier français, Le Goût parisien. Il réalise également de nombreux menus, programmes, cartes de visite illustrées, couvertures de livres, culs-de-lampe, ex-libris ainsi que les illustrations de nombreux ouvrages: Boitelle, Le Remplaçant, Les 25 francs de la supérieure, La Patronne et d’autres nouvelles de Guy de Maupassant; Les Regrets de la Belle Heaulmière de François Villon; mais aussi des œuvres d’Anatole France, Honoré de Balzac, Théodore de Banville, Joris-Karl Huysmans, Pierre Louÿs ou Alfred de Musset. Léon Lebègue est notamment connu pour avoir réalisé de nombreuses affiches publicitaires dont celle du Salon des Cent de 1895.

Épris à la manière des Achille Devéria et Célestin Nanteuil du romantisme, de toutes les chroniques du Moyen Âge, des belles histoires de la Renaissance […] Léon Lebègue donne avec profusion, dans des pages qui sont autant de chefs-d’œuvre de fini , de verve satirique ou d’observation, la mesure d’un esprit inventif, primesautier et charmant […] Le joli, le léger, l’infiniment petit dans l’ornement l’attirent. Les périodiques illustrés se disputèrent les trouvailles toujours heureuses de cet artiste exquis, spirituel et érudit. Et c’est ainsi que, peu à peu, continue de se répandre, par le monde, le nom déjà admiré et sympathique du jeune maître ès caprices et inventions d’images. »

La renommée de Lebègue ne s’est jamais tarie dans les milieux initiés des collectionneurs de dessins et d’affiches de la période Art nouveau.

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