VALENTINE PACQUAULT

VENDU

Gaston CHÉRAU

Charles-Auguste EDELMANN

MORNAY

Illustrations de Charles-Auguste EDELMANN

Editions Mornay, 1927
40ème titre de la collection "LES BEAUX LIVRES"

Volume in-8° broché sous couverture rempliée - 491 pages

Exemplaire n° 445 sur papier de Rives

Intérieur en très bon état

REMARQUE : Dos légèrement fendu sans débrochage

Gaston Chérau est né à Niort (Deux-Sèvres) en 1872 et décédé à Boston (États-Unis), où sa profession de journaliste l’avait conduit, en 1937. Il est enterré à Prissac (Indre), d’où était originaire une partie de sa famille. De fait, Poitou et Berry sont les lieux de l’action de Valentine Pacquault, roman qui, en 1921, le fit connaître.

Dès la parution, l’héroïne est comparée à Emma Bovary. François Pacquault, orphelin élevé par trois vieilles demoiselles, ses tantes, qui dirigent une pension pour jeunes filles à Argenton dans l’Indre, doit faire son service militaire à Saint-Léger (Saint-Maixent-l’Ecole, dans les Deux-Sèvres). Pour que ces trois ans lui paraissent moins lourds à vivre, elles décident de le marier et choisissent, parmi leurs anciennes pensionnaires, Valentine Duperrier…

Valentine Pacquault est un roman majeur dans l’œuvre de Chérau, un roman dur aussi, axé sur cette femme gourmande de vie, amoureuse éperdue de son amant, une sotte qui voulait s’élever dans l’échelle sociale, dût-elle pour cela détruire tout ce qui était bien autour d’elle, une égoïste détachée de François qu’elle n’aime plus et qu’elle considère presque comme son ennemi personnel. C’est un peu comme si elle voulait lui faire payer ces années de réclusion à la pension Carignan, sa jeunesse sacrifiée… François est quant à lui un peu naïf, niais, comme un enfant, peu préparé à ce mariage trop hâtif, mais surtout follement amoureux de son épouse pour qui rien n’est trop beau. Il ne voit rien de son propre malheur et submergé par la peine né de la trahison de Valentine ne trouve son salut que dans la mort. Son épouse, veuve à 22 ans l’oubliera vite, quêtera une consolation passagère et inefficace dans la religion, mais ce qu’elle recherchera surtout ce sera une relation avec les hommes qui pourrait lui procurer une forme de réussite sociale.

C. -A. Edelmann naît en 1879 à Soultz-Sous-Forêts dans le Bas-Rhin. Son éducation fut rigide. Peut-être fit-elle naître cette attirance pour la création artistique ? Charles-Auguste débute sa carrière auprès de Diogène Maillart, puis auprès du grand Jean-Léon Gérôme et de Ferdinand Humbert. Fort de ce solide apprentissage, il expose néanmoins assez tardivement au Salon à compter de 1909. Bien que devenu parisien, l’artiste ne délaisse pas sa région où il expose régulièrement. Il devient sociétaire des artistes français en 1912 mais la guerre le rattrape avec la mobilisation générale d’août 1914. Charles Auguste Edelmann se marie à Jeanne Alexandrine avant d’être incorporé. Après quatre années de guerre, devenu lieutenant, il sera fait Chevalier de la Légion d‘honneur pour faits d’armes.

De retour à la vie civile, il devient le portraitiste de la femme urbaine et moderne. Ses croquis de nus comme ses natures mortes sont d’une grande maîtrise. L’Art et les Artistes écrit en 1932 : « Modelés, gracieux, dessinés avec aisance dans la lumière et les reflets, sont les nus de Ch.-A. Edelmann, ses natures mortes sont fermes dans un coloris fin et atténué ; la pâte, délicate, est belle. » Les acquisitions de l’État dans les années 20 seront régulières et viendront orner des lieux prestigieux : Palais de l’Élysée, Chambre des députés et ambassades. Les paysages de l’artiste plus tardifs et rares, feront dire à l’écrivain Francis de Miomandre dans un long article dédié au peintre : « Lui ferais-je un reproche ? Il est doué merveilleusement pour le paysage et il n’en a presque pas fait. Les quelques rares études que j’ai vues de lui (site de Bretagne, de Normandie, de Provence) sont d’une largeur, d’une puissance, et d’une simplicité peu communes. ». L’artiste aura été l’illustrateur de nombreux ouvrages de grands écrivains. Il s’éteint en novembre 1950 à Paris à l’âge de 71 ans.

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