VERS ISPAHAN

180,00

Pierre LOTI

Henri DELUERMOZ

CALMANN-LÉVY

20 illustrations en couleurs de Henri DELUERMOZ
8 hors-texte sous serpentes
7 hors-texte simples et 5 en-tête
Editions Calmann-Lévy, 1936
In-8° - 263 pages
Dimensions : 190 x 230
Exemplaire sur vélin à la forme
Plein maroquin pourpre
Dos à 3 nerfs dont un fort à motif mosaïqué reprenant un élément de l'illustration
Tête dorée
Intérieur à l'état de neuf
Superbe exemplaire rare dans cette condition

En 1903, au retour de l’Inde, Pierre Loti visite la Perse pendant six semaines environ : Chiraz, Persépolis et Ispahan, voilà les grandes étapes. Les mosquées, les bazars, les jardins pleins de roses et les Persans, voilà le champ d’observation. Vers Ispahan est une peinture fastueuse de la Perse aux mœurs féodales, alors tenue à l’écart du monde. Pierre Loti rapporte que le silence et l’isolement autour de la ville sont tels que l’on se demande si des routes y mènent : on n’y voit que « de grands cimetières abandonnés où paissent les chèvres, de limpides ruisseaux qui courent partout […] des ruines d’anciennes enceintes crénelées, et rien de plus. » À l’intérieur d’Ispahan, où « l’enfermement, l’oppression des ruines et du mystère » attendent le voyageur, l’écrivain français note que les édifices qui, au premier aspect, « jouent encore la splendeur », sont en réalité « à moitié dépouillés de leurs patientes mosaïques de faïence et semblent rongés d’une lèpre grise. » Ispahan a pour l’essentiel cessé de vivre depuis l’invasion afghane, estime Loti, qui écrit que « cette place unique au monde, qui a déjà plus de trois cents ans, ne verra certainement pas finir le siècle où nous venons d’entrer”. 

Henri Deluermoz (Paris 1876-1943) : Peintre, illustrateur et graveur, Henri Deluermoz fut l’élève d’Alfred Roll et de Gustave Moreau. Il est devenu l’un des meilleurs peintres animaliers de son époque, avec un penchant particulier pour les représentations d’animaux sauvages. Il a également peint des paysages provençaux, des scènes d’équitation et de corrida, ainsi que des dessins de tapisseries, des décorations murales et des illustrations de livres. (Parmi ses livres illustrés figurent les éditions de Jungle Book de Rudyard Kipling, Les Bestiaires d’Henri de Montherlant et Histoires de bêtes de Louis Pergaud.) Deluermoz n’a envoyé de peinture au Salon qu’en 1909, alors qu’il était déjà dans la trentaine. il y expose régulièrement et se produit également dans les galeries marchandes de Paris entre 1913 et 1919. Au Salon de 1911, Un grand tableau représentant une bête noire d’animaux sauvages avant une inondation a suscité beaucoup d’éloges de la part des critiques, Arsène Alexandre écrivant dans Le Figaro: «Mais quelle connaissance de l’animalité dans cette grande peinture! Quelle vérité dans l’observation des mouvements! “, Tandis qu’un autre critique écrivait à propos du tableau” Chaque créature est représentée dans son propre caractère et en mouvement, dans le respect de la vie, et l’on prend plaisir à étudier à son tour l’éléphant et le bison dans leur vol lourd, la panthère qui avance, le cerf qui saute légèrement en avant – tout cela a évolué dans l’esprit d’un Kipling du pinceau.

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