Jean RICHEPIN
Un moment élève de l’Ecole normale supérieure (1868), il sert pendant la guerre de 1870 dans les francs-tireurs, puis retourne à Paris et collabore à divers journaux. Il mène la vie de bohème, et attire sur lui l’attention par son mépris des conventions sociales et par sa recherche de la singularité ; son premier recueil poétique, la Chanson des gueux (1876), le fait condamner à un mois de prison et 500 francs d’amende. Après avoir été quelque temps marin et débardeur, il publie encore des vers. Ses nombreux romans et recueils d’impressions traduisent un tempérament de réfractaire, admirateur de Jules Vallès : les Etapes d’un réfractaire (1872), la Glu (1881), le Pavé (1883), Miarka, la fille à l’ourse (1883), Sophie Monnier (1884), les Braves Gens (1886), Césarine (1888), le Cadet (1890), Truandailles (1890), Flamboche (1895), Lagibasse (1899), Paysages et coins de rue (1900), la Clique (1917). Au théâtre, il donne l’Etoile, avec André Gill (1873), la Glu (1883) ; Nana Sahib (1883), drame dans lequel il joue auprès de Sarah Bernhardt. La langue de Jean Richepin est d’une truculence où il y a du romantisme, le goût du « blasphème », une rhétorique incandescente et une part de jeu ou de procédé. Ses derniers recueils poétiques : Interludes (1922), le Glas (1923), sont toutefois inspirés par des sentiments plus profonds. Il est entré à l’Académie française en 1908 et fut nommé chevalier (31 décembre 1909), officier (23 juillet 1912), puis commandeur (28 février 1924) de la Légion d’honneur. (Source : artlyrique.fr)