Claude TILLIER

« Quiconque n’a pas lu Mon oncle Benjamin ne peut être de mes amis. » L’hommage de Georges Brassens, l’admiration de Jules Renard, Romain Rolland ou Roland Dorgelès ne peuvent cependant cacher que Claude Tillier est resté aux yeux de la postérité comme l’homme d’un seul livre. Mon oncle Benjamin, publié en 1842 en feuilleton dans l’Association, s’il est un roman picaresque qui doit beaucoup à l’esprit du XVIIIe, à Voltaire, Diderot ou Lesage, est aussi un véritable brûlot contre la religion, la monarchie et la justice.

Claude Tillier fut un journaliste d’opposition à une époque où ce statut ne réservait guère que menaces, procès, condamnations ! Claude Tillier est né le 21 germinal an IV, le 10 avril 1801, à Clamecy, dans une petite bourgeoisie d’artisans, de boutiquiers et d’hommes de loi besogneux. Un milieu fortement républicain où l’on exalte volontiers les vertus de la Grande Révolution.

En 1821, il tombe au sort et effectue un service militaire de six ans.

À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d’école. Parallèlement, il œuvre comme journaliste à L’Indépendant à Clamecy, puis à L’Association, un journal démocratique de Nevers, pour lesquels il écrit aussi des feuilletons. Ses prises de position à l’encontre des notables locaux lui coûtent son poste de directeur à Clamecy. (Source : Wikipédia)