Paul-Jean TOULET

ll perd sa mère peu après sa naissance, il passe sa première enfance chez une tante à la villa ” Mauricia ” de Billère.
Paul-Jean Toulet est l’un des poètes les plus aigus et les plus brefs de la littérature française ; peu connu du grand public, il a toujours suscité des admirations en haut lieu, en France (du Président Pompidou à beaucoup d’Académiciens comme Jean Dutourd, Jean d’Ormesson) et à l’étranger (l’Argentin Borges, le Libanais Salah Stétié admirent sa ” perfection “).

En 1920, l’année de sa mort, les Contes de Béhauzigue le consacrent enfin comme écrivain et maître du groupe des « fantaisistes », qui se manifestaient depuis 1912. Contre l’artifice des néo-romantiques et des néo-symbolistes, les fantaisistes développent un certain cynisme jamais dépourvu de tendresse. Aussi sont-ils beaucoup plus que des chroniqueurs ou des chansonniers, et leur liberté spirituelle, assortie d’une ironie discrète, influença Apollinaire. Les textes de Toulet sont pleins de verve et de sarcasmes, dans la tradition d’une poésie française très ancienne, puisque c’est à Marot qu’on a parfois comparé Toulet. On peut trouver aussi certaines évocations d’un dandysme pervers derrière l’apparente nonchalance du style. La Jeune Fille verte, roman paru en 1920, est, en revanche, d’un style précieux. Opiomane invétéré, il meurt à Guéthary (où il sera inhumé) d’une overdose de laudanum, substance proche de l’opium. Il avouait que ce qu’il avait le plus aimé au monde, c’était ” les femmes, l’alcool et les paysages “. (Source : http://www.ville-billere.fr et Antoine Compagnon in Universalis.fr)