Léopold Carteret reprend la librairie de Léon Conquet en 1886, au 5 de la rue Drouot à Paris, Grand libraire, remarquable éditeur d’art (qui affirmait que l’illustration devait être faite pour le texte, et non l’inverse), auteur du « Trésor du Bibliophile romantique et moderne » (qui a nécessité 20 ans de travail et de recherches), il a également contribué à l’essor de la reliure d’art en faisant travailler les meilleurs relieurs et dispersé de nombreuses bibliothèques prestigieuses, en particulier celle d’Henri Béraldi en décembre 1934.
Celui dont la devise était « Admirer pour produire » a toujours voulu imprimer sur des papiers pur fil, fait le choix de caractères s’adaptant aux textes (Elzévir ou Didot), lu et relu les épreuves. Ce qui lui a permis parfois d’éviter de grossières erreurs comme dans cette anecdote qu’il cite : « Dans le texte Ramuntcho, l’auteur a écrit – « les vautours nichent dans les rochers » – on était sous presse, quand au dernier coup d’oeil, je découvre cette énorme coquille : « les veaux tournichent dans les rochers ! ».
Ne voulant pas se confiner dans un art unique, il utilise celui qui convient le mieux au texte : gravures diverses en noir et en couleurs sur cuivre, eau-forte et burin, pointe-sèche, repérage et poupée, gravure sur bois en noir et en couleurs, lithographie…
Les livres de cet éditeur au catalogue


