Maison QUANTIN

Né en 1850, Albert Quantin est d’abord directeur-associé en 1876 de l’imprimerie de Jules Claye. Claye avait repris l’entreprise d’Henri Fournier qui avait créé sa propre imprimerie en 1855, laquelle fut l’une des plus grandes sociétés de presse parisiennes du Second Empire. Située 5 & 7 rue Saint-Benoît, la fabrique est agrandie par Albert Quantin.

Le succès de l’imprimerie appelée Claye Quantin & May et de la maison d’édition exige des disponibilités financières que Quantin trouve dans la transformation de son entreprise, en 1886, en société anonyme dénommée « Compagnie générale d’impression et d’édition » — précédée de la mention « Maison Quantin ». Entre-temps, il coédite l’œuvre complète de Victor Hugo en association avec Pierre-Jules Hetzel, qui est son voisin. Un de ses plus beaux livres parus est Paris (format grand in folio). Une filiale est créée en 1887, La Librairie moderne, dirigée par Gustave de Malherbe.

En 1890, la Maison Quantin fusionne avec le groupe des « Imprimeries réunies », représentées par Claude Martinet et Claude Motteroz. La nouvelle association adopte la raison sociale « Librairies-Imprimeries réunies (Ancienne Maison Quantin, Motteroz, Morel, Martinet) », puis plus simplement « May & Motteroz », mais garde l’appellation « ancienne Maison Quantin » durant les premières années. Albert Quantin est mentionné durant cette décennie comme éditeur et directeur de publication, ses associés étant gérants. 

En mars 1903, la Société des Librairies-Imprimeries réunies cède à la Librairie d’éducation nationale Alcide Picard & Kaan les collections « Bibliothèque de l’enseignement des beaux-arts » et « Bibliothèque de l’éducation maternelle ». En mai 1912, Claude Martinet fonde l’Office de la librairie, agence s’occupant exclusivement de vente et d’achat de librairies et de fonds de l’industrie du Livre. En avril 1914, les Librairies-imprimeries réunies confient aux éditions Georges Crès & Cie l’exploitation de la « Bibliothèque de l’enseignement des beaux-arts ».

La devise de la Maison Quantin était Liber libro, imprimée au-dessus d’un livre ouvert avec sur la page de gauche un M et sur la page de droite un Q. Supportant l’ensemble, un homme et une femme, torses nus, éclairés par une lampe et tenant des guirlandes entourant le livre.

Au milieu de 1885, Quantin se lance dans la production de planches illustrées destinées aux enfants, et qu’il vend 5 centimes pièce : imprimées en couleurs via le procédé de chromolithographie, elles se déclinent en séries, représentant des historiettes comiques, ancêtre des comic strips, et furent très populaires.

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