Raphaël-Maurice Drouart Né à Choisy-le-Roi le 25 décembre 1884, mort le 8 avril 1972 à Nogent-sur-Marne.
Elève puis ami de Maurice Denis, qu’il rencontre à l’Académie Ranson, RAPHAËL DROUART se détourne très vite de la peinture pour se consacrer à la gravure et à l’illustration. Il en explore toutes les techniques : xylographie, linogravure, gravure au burin, pointe sèche, eau-forte, manière noire, monotype, gravure au noir de fumée, lithographie…
Sur ce vaste clavier, Raphaël Drouart dispose d’une grande variété d’effets, et, par le seul contraste du noir et du blanc parvient presque à donner l’impression de la couleur, et obtient dans la gamme des gris, des roux et des blonds un véritable coloris, d’un moelleux et d’une chaleur délicieux à l’oeil, comme déjà l’ont obtenu des maîtres du cuivre, de la pierre et du bois tels que Lepère, Bracquemond, Fantin-Latour et le grand Prud’hon.
En 1930, le Musée national d’art moderne lui consacre une grande exposition et Jean Cassou dit de lui : « Ce rude géant a cherché à emprunter aux diverses techniques de la gravure ce que chacune avait de plus doux et de plus moelleux et s’est ainsi composé une matière d’une richesse infinie. Sa palette de graveur est parvenue à un lyrisme bien chantant et toujours savoureux, qui nous fait passer délicieusement d’un gris argenté comme le feuillage du saule à des noirs profonds et d’une vibrante sensualité ».
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