Albert Samain (1858 – 1900) est un poète symboliste français.
Son père étant décédé alors qu’il n’a que 14 ans, il doit interrompre ses études, à Lille, pour gagner sa vie et devient employé de commerce. Vers 1880, il est envoyé à Paris, où il décide de rester. Après plusieurs emplois, dont commis à l’Hôtel de Ville, il devient expéditionnaire à la préfecture de la Seine en 1883 et est bientôt rejoint par sa famille
Depuis longtemps attiré par la poésie, il fréquente les cercles à la mode, tels que les Hirsutes et les Hydropathes, et commence à réciter ses poèmes aux soirées du Chat noir. Il participe à un cercle littéraire qui réunit quelques amis (dont Antony Mars, Alfred Valette et Victor Forbin) dans une arrière boutique de la rue Monsieur-le-Prince. En 1889, il participe à la création de la revue « Mercure de France ».
Au début des années 1890, fortement influencé par Baudelaire, il évolue vers une poésie plus élégiaque. En 1893, la publication du recueil « Au jardin de l’Infante » lui vaut un succès immédiat. La perfection de la forme alliée à une veine mélancolique et recueillie caractérise un art d’une sensibilité extrême. L’édition augmentée du « Jardin de l’infante » qui parait en 1897 obtient un énorme succès et obtient le Prix Archon-Despérouses 1898.
Les poésies de Samain sont réimprimées un nombre considérable de fois jusque dans les années 1930. De nombreux musiciens composent des mélodies sur ses textes, parmi lesquelles plusieurs chefs-d’œuvre, comme « Arpège » de Gabriel Fauré. Il collabore notamment au « Mercure de France » et à la « Revue des Deux Mondes ».
Du point de vue des formes poétiques, un de ses apports majeurs est l’invention d’un genre de sonnet à quinze vers.
À partir de novembre 1899 la santé de Samain se détériore. Miné par la phtisie, il meurt après seulement quelques années de production littéraire.
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