TRAVERSÉE DE PARIS

200,00

Marcel AYMÉ

Jean OBERLÉ

Galerie CHARPENTIER

14 gravures de Jean OBERLÉ sous serpentes

Éditions de la Galerie Charpentier, 1946

Volume in-4° - 260 x 340 - 98 pages

Exemplaire n°149/300 sur pur fil teinté du Marais

En feuilles sous chemise et emboitage d'éditeur
Excellent état

Durant l’Occupation, deux compères entreprennent nuitamment la traversée de Paris afin de livrer un cochon découpé dans des valises. Toutefois, si le premier, Martin, est un gars honnête et courageux, le second, Grandgil, se révèle vite antipathique : il extorque de l’argent à Jambier, le propriétaire du cochon, traite les tenanciers d’un bar de « salauds de pauvres » et assomme un agent de police. Lorsque, Martin découvre que Grandgil est un peintre aisé qui n’est là que pour s’amuser, il entre en fureur et, au cours de la bagarre qui s’ensuit, le poignarde avec son couteau. Plus tard, il se livre à la police avec un sentiment de justice accomplie.

Aymé tranche dans le lard, les petites gens apparaissent dans leur vérité crue. Leur veulerie explose en pleine face éclairée par quelques lueurs d’humanité. Ça dégouline de mauvais sentiments et de rancœur. La guerre n’adoucit pas les mœurs, elle pousse l’homme de la rue à briser sa carapace

Jean Oberlé, né le 13 janvier 1900 à Brest et mort le 2 mars 1961 à Paris, est un peintre et illustrateur français.

Il illustra une vingtaine d’ouvrages contemporains et travailla pour différents journaux ou magazines parisiens, dont Le Crapouillot, de façon assez importante.

Il rencontra tous ceux qui comptaient dans le Montparnasse des années 1920. Une profonde amitié le liait à Max Jacob, dont il peint le portrait à plusieurs reprises. En 1940, il se trouve à Broadcasting House avec Jean Marin et Paul Gordeaux quand le général de Gaulle prononce en leur présence l’appel du 18 juin. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est l’un des animateurs de l’équipe de la France libre à Radio Londres. Créateur de multiples slogans, on lui doit le fameux : « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ».

Illustrateur plein de fantaisie et d’à-propos, il fut l’une des figures de l’après-guerre.

Dès son premier numéro paru le 17 novembre 1945, il fait partie du comité de rédaction de l’hebdomadaire Bref, créé par l’équipe française de la BBC, reconstituée à cette occasion. Sa photographie, comme celle d’autres collaborateurs, apparaît en quatrième de couverture des trois premiers numéros. Il y collabore aussi bien comme illustrateur que comme journaliste.

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