
DAPHNIS ET CHLOÉ
LONGUS
Traduit par Amyot, ce roman comportait une lacune censurée parce que jugée « licencieuse ». L’helléniste Paul-Louis Courier découvrit en novembre 1809 à Florence un exemplaire intégral du roman, qui lui permit d’en élaborer une traduction plus complète. Mais après avoir copié la page qui manquait, il fut accusé d’avoir renversé son encrier sur l’ancien manuscrit. Les savants italiens en furent enragés, surtout ceux qui avaient donné « la plus exacte description » du manuscrit. Cette œuvre a inspiré La Sireine d’Honoré d’Urfé, et plus tard on en retrouve la structure dans Paul et Virginie, de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre. Elle était également admirée par Goethe qui la vanta auprès de ses contemporains. Colette cite l’œuvre dans Le Blé en herbe car l’intrigue est proche, deux adolescents y découvrant l’amour. Raymond Radiguet y fait également allusion dans Le Diable au corps.
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