Fleurs d'ennui

FLEURS D’ENNUI

Fioriture titre

Pierre LOTI

Quand paraît le volume Fleurs d’ennui, en 1882, Pierre Loti (1850-1923) n’est pas encore le célèbre auteur de Pêcheur d’Islande (1886), mais ce livre composite et déconcertant, pour partie en collaboration avec son ami Jousselin (qui signe « Plumkett ») est sans doute son oeuvre la plus libre, à la fois désordonnée, fantasque et infiniment attachante.

Fleurs d’ennui doit son titre au long récit qui l’ouvre et contient, en sous-partie, une curieuse nouvelle intitulée Les Trois Dames de la kasbah (Conte oriental). Ce “conte” situe à Alger l’ennui de trois dames et de plusieurs marins en bordée. Pour sa prépublication, La Nouvelle Revue, choquée par les maladies « à la Zola » qu’il évoque, le remania et l’expurgea !

En plus des deux récits nés du séjour de Loti dans l’Adriatique (une histoire d’amour : Pasquala Ivanovitch et le récit Voyage de quatre officiers au Monténégro), figure une autre nouvelle algérienne : Suleïma, récit grave et tendre où se mêlent destinée féminine et question coloniale.

Le volume Fleurs d’ennui n’est donc pas un roman, mais une multiplication de trames romanesques où se croisent souvenirs auto-biographiques, rêves, exotisme, réminiscences baudelairiennes et autres réflexions saugrenues. Tout Loti est là, déjà là, « prophète de son oeuvre avant d’en être le pèlerin ». À découvrir, absolument !

(Source : Jaqueline Nipi-Robin)

30,00

Calmann-Lévy, 1924

Broché sous couverture rempliée

In-8° - 377 pp - 14 cm X 20 cm

Intérieur très propre et sans rousseurs

Non coupé