HANS LE MARIN

40,00

Edouard PEISSON

Jacques THÉVENET

LA BELLE ÉDITION

Aquarelles de Jacques THÉVENET

La Belle Édition

In-8° - 227 pages
Dimensions : 160 x 210

Exemplaire n°1008 sur vélin de Lana

Broché sous couverture illustrée rempliée
Sous papier cristal
Intérieur impeccable

Roman maritime qui se déroule à terre, Hans le marin est une fable étonnamment moderne sur la liberté. Paru en 1929 en cahiers verts chez Grasset, ce roman écrit par Edouard Peisson, capitaine de la marine marchande devenu journaliste, met en scène le destin pour le moins original tiré d’un fait réel d’Hans, un solide gaillard, bon et grand gars, marin américain aux dents blanches, qui va débarquer un beau jour dans la ville de Marseille. Dès sa descente de bateau, le marin sera sous le charme de la ville. Dès qu’il aura mis pied à terre, il sera bien décidé à y dilapider sa solde et partir voguer dans les bars sur les rivages de l’ivresse. Se saouler de tabac, d’alcool, de femmes. De tout ce que propose Marseille la vénéneuse.
Sans le savoir Hans débute un long voyage en terre inconnue. Tel Ulysse au royaume d’Hades, il sera confronté à la nuit, à la mort et à la résurrection.
Pour son premier roman, Edouard Peisson nous propose un récit, tel qu’on en trouvera par la suite chez Carco ou Dabit. Peisson a appartenu au courant des « écrivains prolétariens » aux côtés d’Henri Poulaille, Marcel Martinet ou Henri Barbusse. Pour cette génération qui a poussé au retour de la Grande Guerre, l’important est de donner à voir au lecteur le monde à hauteur d’homme. On veut fouiller le réel. Et tant pis s’il ne sent pas bon. Que se passe-t-il dans les tripots et dans les impasses ? Qui sont ces garçons et ces filles qui trainent et occupent le pavé ? Qui tient les rênes ? Quels sont les codes des bas-fonds ? De la nuit? ô le magnifique spectacle qu’offre la rue, cette société secrète qui s’anime à toute heure.
Avec la déambulation de Hans, Peisson nous invite à plonger dans un univers à part entière, aussi effrayant qu’exaltant. En mettant au point un dispositif de structure cyclique proche du conte et de la fable l’auteur nous attache aux pas d’Hans, depuis l’heure où le marin descend de son bateau l’Alabama arraisonné au port de Marseille pour une permission nocturne jusqu’à l’année suivante où il retrouvera son bateau de retour de traversée. Entre temps, le jeune homme fier et sûr de sa force aura perdu de sa superbe. Il aura été métamorphosé, aura vécu mille aventures. Rescapé d’un autre monde, celui de la rue, plus incertain que l’océan, il sera devenu un homme, un vrai.

Jacques Thévenet naît en 1891 à Dommartin dans la Nièvre. Il fait ses études au lycée Carnot à Paris, entreprend des études de droit et fréquente l’atelier de l’Académie Julian. En 1912, il effectue son service militaire à Nancy jusqu’en 1914. Il est mobilisé pour la Grande Guerre, où il sera blessé par deux fois et obtiendra une médaille. Après la guerre, il entre à l’atelier de Marcel Mathelin, ensemblier décorateur, qui l’initie à l’encre de chine et à la lithographie. Il réalise des projets de costumes pour le théâtre et le cinéma, des décors de magasin, des croquis de mode.
Il expose pour la première fois au Salon d’automne de 1920, dont il devient sociétaire. C’est à cette époque qu’il subit l’influence d’André Dunoyer de Segonzac, et peint des natures mortes et des figures. Il fait la connaissance du critique d’art Roger Allard qui le présente chez Gallimard, où il dirigeait l’édition d’ouvrages de luxe. C’est par lui qu’il a la possibilité d’approcher Antoine de Saint-Exupéry, Jules Romain, Jacques de Lacretelle, Roger Martin du Gard, Léon-Paul Frague et d’autres pour qui il travailla également. En mai 1930, il part rendre visite à Jean Giono à Manosque pour mettre au point l’illustration de Un de Baumugnes et ils sympathisent. Il décide de s’installer à Marseille et va y rester dix ans, remontant à Paris pour les affaires. Il se lie d’amitié avec Marcel Pagnol que Giono lui a présenté. Son atelier reçoit la visite de Maurice Chevalier, Paul Signac, et Philippe de Rotschild. En 1945, André Malraux conseille à Roger Martin du Gard de faire appel à Thévenet pour illustrer de soixante aquarelles et huit dessins de son roman Les Thibault, qui sera édité par Gallimard. Colette, lui commande l’illustration de Bella-Vista qui paraît aux Éditions de la galerie Charpentier. De son nouveau voyage en Italie avec Jean Giono à l’été 1957, il rapporte de nombreux dessins et exécute des illustrations pour Giono et Jean Rostand. En 1958, il réalise la nouvelle illustration de Rémi des Rauches de Maurice Genevoix, dont le cousin germain André Genevoix a épousé Madeleine, la sœur de Jacques. Il meurt en 1989 à son domicile parisien.

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