LA MAISON PHILIBERT

370,00

Jean LORRAIN

André DIGNIMONT

Georges CRÈS

88 dessins coloriés par André DIGNIMONT

Georges Crès, 1925

3ème volume de la "Collection des Arts"

Exemplaire n°332/350 sur papier de Rives

Reliure demi-maroquin rouge à coins signée DUHAYON

Dos à 5 nerfs

Tête dorée

Intérieur en excellent état

Couverture et dos conservés

In-4° - 254 pages

Dimensions : 200 x 250

Le journaliste Jacques Ménard rencontre fortuitement Philibert Audigeon, qu’il avait connu serrurier, et qui est devenu tenancier d’une maison près d’Orléans. Venu faire de la remonte  à Paris, Philibert lui raconte sa nouvelle existence et le présente à des amis du milieu. C’est ainsi que Ménard, tel Restif de La Bretonne, parcourt les rues de la Capitale avec différents guides et va même visiter la maison de tolérance d’Aubryles-Épinettes. Cependant, ce qui aurait pu être une histoire cocasse tourne au drame avec la mort de plusieurs personnages…

L’écriture de ce roman a été motivée par un besoin d’argent, l’œuvre étant destinée à acquitter le montant d’une amende et à éponger une lourde dette. Les événements vécus par Lorrain l’année précédant la publication de La Maison Philibert sont éclairants : Mme Jeanne Jacquemin qui s’était reconnue dans une chronique de Lorrain lui avait intenté un procès en octobre 1903 pour outrage à la vie privée et diffamation. L’homme de lettres avait été condamné à verser à la plaignante 50 000 francs de dommages intérêts, 25 000 francs d’amende et à purger deux mois de prison. S’il évita l’incarcération en raison d’un retrait de plainte tardif et sans doute négocié, il subit d’importantes pertes financières, ainsi que le quotidien où avait paru le texte incriminé. C’est donc à la demande de Henri Letellier, directeur du Journal, que Lorrain écrivit La Maison Philibert.

André Dignimont (1891-1965) est un illustrateur et peintre et graveur français, « figure notable de Montmartre». Fils d’un négociant en vins, André Dignimont est d’abord élève chez les Oratoriens du Collège de Juilly avant d’effectuer des études de langue en Angleterre. Le retour en France en 1911 le conduit à sept années de régiment: trois années de service militaire, quatre années de guerre. André Dignimont est ensuite l’élève de Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian. Installé à Montmartre, il mène alors « la joyeuse vie des rapins » en compagnie de condisciples et amis, notamment Jean-Gabriel Domergue, Roger de la Fresnaye, Louis Marcoussis, Robert Lotiron et André Warnod. Sa carrière qui s’étend sur plus de quatre décennies, le conduisant aussi bien vers le portrait et le nu féminin (aquarelles, dessins et estampes, Dignimont ne peignant pas sur toile) que vers l’illustration des livres et le décor de théâtre, se liant par là aux artistes peintres, aux écrivains (Colette, Francis Carco, Pierre Mac Orlan) et aux comédiens. C’est plus tard qu’André Dignimont commence à s’intéresser au paysage, encouragé en cela par André Dunoyer de Segonzac. Il a illustré des journaux tels que Le Rire, Demain, Monsieur – Revue des élégances, des bonnes manières et de tout ce qui intéresse Monsieur, Le Crapouillot, Le Sourire, Femina, la Gazette du Bon Ton, La Guirlande, Comœdia, Flirt… En plus de son métier d’illustrateur et de peintre, il a joué des rôles secondaires au cinéma et a fait partie du jury du Festival de Cannes 1955. André Dignimont est décédé à Paris en 1965, âgé de 73 ans. 

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