
LA VIE DE DISRAËLI
André MAUROIS
Le nom de Benjamin Disraëli est inséparable d’une période faste de l’histoire d’Angleterre qui commence par l’avènement en 1837 d’une reine de dix-huit ans, Victoria, et s’achève en 1901 à la mort de la souveraine. Au cours de ce long règne, Disraëli aura été deux fois premier ministre (en 1868, puis de 1874 à 1880) et aura dirigé l’un des deux grands partis politiques du pays, le parti tory (conservateur), l’autre étant le parti libéral mené par son rival Gladstone. Si à partir de 1876 la reine peut ajouter à ses titres celui, féerique, d’impératrice des lndes, c’est à Disraëli qu’elle le doit.
Pourtant nul n’avait plus de chemin à parcourir pour venir au pouvoir que Benjamin Disraëli, né en 1804 d’une famille d’origine italienne et juive installée à Londres depuis deux générations. Surmontant tous les handicaps, ce jeune dandy prodigieusement doué, qui se console de ses échecs en écrivant des romans à succès, qui aime la poésie et les histoires chevaleresques, devient un orateur célèbre, un des géants de la politique anglaise, un ami de l’austère reine Victoria.
L’ascension de “Dizzy” peut paraître tenir du miracle mais, sous les scintillements de cet esprit du Feu qui a tant inquiété par l’audace de ses gilets et de ses discours, se révèlent une passion et une puissance de travail infinies. De cet homme exceptionnel André Maurois a su faire un portrait non moins étonnant.
140,00€
74 compositions en couleurs de Charles HUARD (6 hors-texte – 34 bandeaux – 34 culs-de-lampe)
Javal & Bourdeaux, 1928
Exemplaire 274/370 sur vélin d'Arches au filigrane
Reliure demi-maroquin vert foncé à coins
Dos à 5 nerfs
In-4° – 308 pages
Dimensions : 240 x 310
Intérieur en parfait éta
Couverture et dos conservés






