LA VIE DE DISRAELI – André MAUROIS

180,00

 

Illustrateur : Charles HUARD

Editeur : Javal & Bourdeaux

Année : 1928

Description

74 compositions en couleurs de Charles HUARD
6 hors-texte – 34 bandeaux – 34 culs-de-lampe

In-4° – 308 pages
Dimensions : 240 x 305

Tirage à 370 exemplaires

Demi-chagrin vert
Dos lisse
Pièce de titre mosaïquée de chagrin rouge et orange
Tête dorée
Intérieur en parfait état
Couverture et dos conservés

Remarque : Coins et coiffes frottés

Exemplaire n°347 sur vélin d’Arches au filigrane

Reliure signée CAPELLE

Charles HUARD : Né à Paris, Charles Huard a connu une longue carrière, commencée par des études à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris, poursuivie à l’Académie Julian ensuite essentiellement. Eugène Béjot (1867-1931) lui enseigne la technique de l’eau-forte et de la pointe sèche. Aquafortiste, aquarelliste, caricaturiste, voyageur, Huard débute comme dessinateur et illustrateur vers 1890 et collabore pendant quarante ans à tous les journaux satiriques français et étrangers : Le RireLe Courrier françaisSourireL’Assiette au beurreLe Journal amusantCocoricoL’ÉpreuveLa France illustréeScribner’s Magazine, etc. Huard fréquente Félix Buhot (1847-1898) avec qui il aime converser, mais aussi Toulouse-Lautrec, Steinlein, Forain et Willette.
Le nom de Benjamin Disraëli est inséparable d’une période faste de l’histoire d’Angleterre qui commence par l’avènement en 1837 d’une reine de dix-huit ans, Victoria, et s’achève en 1901 à la mort de la souveraine. Au cours de ce long règne, Disraëli aura été deux fois premier ministre (en 1868, puis de 1874 à 1880) et aura dirigé l’un des deux grands partis politiques du pays, le parti tory (conservateur), l’autre étant le parti libéral mené par son rival Gladstone. Si à partir de 1876 la reine peut ajouter à ses titres celui, féerique, d’impératrice des lndes, c’est à Disraëli qu’elle le doit.
Pourtant nul n’avait plus de chemin à parcourir pour venir au pouvoir que Benjamin Disraëli, né en 1804 d’une famille d’origine italienne et juive installée à Londres depuis deux générations. Surmontant tous les handicaps, ce jeune dandy prodigieusement doué, qui se console de ses échecs en écrivant des romans à succès, qui aime la poésie et les histoires chevaleresques, devient un orateur célèbre, un des géants de la politique anglaise, un ami de l’austère reine Victoria.
L’ascension de “Dizzy” peut paraître tenir du miracle mais, sous les scintillements de cet esprit du Feu qui a tant inquiété par l’audace de ses gilets et de ses discours, se révèlent une passion et une puissance de travail infinies. De cet homme exceptionnel André Maurois a su faire un portrait non moins étonnant.