LES DÉSENCHANTÉES

90,00

Pierre LOTI

Antoine CALBET

CALMANN-LÉVY

24 illustrations en couleurs de Antoine CALBET
8 hors-texte sous serpentes avec une suite en noir
10 hors-texte simples et 6 en-tête

Editions Calmann-Lévy, 1937

In-8° – 312 pages
Dimensions : 180 x 230

Un des 1000 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma (n°535)

Broché
Non coupé
Très bel exemplaire

Trois jeunes femmes cultivées, qui vivent enfermées dans un harem à Constantinople, correspondent avec un célèbre romancier français ; l’une d’elles, Djénane, en est amoureuse. Au prix de mille dangers, le héros les rencontre, et leur promet d’écrire un livre sur leur terrible condition.

A l’origine du roman de Loti, une supercherie imaginée par Hortense Marie Héliard dite Marie Léra,  journaliste et féministe française. Tout commence avec Aziyadé. Roman publié en janvier 1879 dans lequel Loti raconte les amours d’un officier de marine britannique fraichement débarqué à Salonique et d’une jeune femme d’un harem d’un riche vieillard turc. Le livre publié anonymement fut un succès. Il est à la fois journal intime, correspondance, récit de voyage et est emblématique de l’orientalisme du XIXème siècle. 

Zennour et Nouryé Noury-Bey, deux jeunes femmes turques, filles d’un ministre du sultan Abdül-Hamid, petites-filles d’un Français établi dans l’Empire ottoman le comte de Chateauneuf, ont lu Aziyadé. Comme de nombreuses femmes, elles furent séduites et conquises par Loti. Elles firent la connaissance de Marie Léra et ensemble imaginèrent le stratagème: inciter Loti à écrire une suite à Aziyadé, qui décrirait la condition des femmes turques et plaiderait pour leur émancipation. Durant l’année 1904 jusqu’en mars 1905, elles prirent le voile, et rencontrèrent secrètement Loti à Constantinople telles des «fantômes noirs».

Marie devient Leyla. Loti accepte, le roman Les Désenchantées parait en 1906. Immense succès.

Antoine Calbet est le fils de Marie Singlande et de Jean-Baptiste Calbet, propriétaire terrien au lieu-dit de Gaubert. Formé à l’école des beaux-arts de Montpellier par Édouard-Antoine Marsal où il apprend le dessin, ce dessinateur et illustrateur, peintre de nus et de scènes galantes est recherché de son vivant. Antoine Calbet est ensuite admis à l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier d’Alexandre Cabanel. Il fut membre du jury d’admission des Beaux-Arts de 1913 à 1930. Il commence à exposer en 1880 et devient membre de la Société des artistes français. Il fut l’ami de son compatriote de Lot-et-Garonne, le président de la République Armand Fallières, pour lequel il dessinait les menus de ses repas, qui le firent connaître des salons parisiens. Il illustre des ouvrages de Jean Lorrain, Henri de Régnier, Pierre Louÿs, Pierre Loti et pour des périodiques comme L’Illustration.

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