LES SEPT JOURNÉES DE LA REINE DE NAVARRE

320,00

François FLAMENG

Librairie des Bibliophiles – JOUAUST

Planches à l'eau-forte par François FLAMENG

Librairie des Bibliophiles - Jouaust, 1872

Belle reliure demi-maroquin marron à coins signée BLANCHETIÈRE
Dos mosaïqué
Tête dorée
Couvertures et dos conservés
Intérieur impeccable

4 volumes in-12° – 160 + 91 + 136 + 95 pages + 56 pages pour la huitième journée
Dimensions : 115 x 175

Les nouvelles traitent de cas mémorables, le terme étant applicable à tout accident digne d’être retenu, « que ce soit une galante aventure de François Ier (nouvelle 25) ou le tragique d’un double inceste (nouvelle 30) »L’amour est le sujet principal.

Il serait réducteur de s’en tenir aux histoires de personnages infidèles ou lubriques racontés par les devisants, aux histoires d’amour charnel, de tromperie et de malice qui ont pu étonner de la part d’une princesse et d’une femme de foi. La Croix du Maine, dans le deuxième tome de ses Bibliothèques françoises, déclare qu’il n’arrive pas à croire que la reine de Navarre ait pu écrire des histoires si licencieuses : « Je ne sais si la-dite Princesse a composé ledit Livre, d’autant qu’il est plein de propos assez hardis, et de mots chatouilleux ».

Parmi les histoires grivoises, celles qui impliquent des moines et de prêtres débauchés – avec une présence quasi-obsessionnelle des cordeliers (franciscains) – témoignent non seulement de l’anticléricalisme médiéval et d’un contexte historique précis, mais également de la pensée évangélique de Marguerite.

Si Marguerite partage avec Boccace cette condamnation des abus au sein de l’Église, du mal agir, mais aussi du mal croire (voir, par exemple, la cinquième nouvelle, dans laquelle est raconté le sort de deux cordeliers qui voulaient violer une jeune batelière, avec une allusion à la métaphore de l’Église comme barque du salut), elle est innovatrice dans l’inclusion du célèbre débat sur le parfait amant.

François Flameng (1856-1923) : Il fut tout d’abord l’élève de son père, le graveur et peintre Léopold Flameng, avant d’être celui d’Alexandre Cabanel puis de Jean-Paul Laurens. Il est l’auteur de nombreux tableaux d’histoire et de portraits mondains qui lui apportèrent la notoriété. Il a composé pour la Sorbonne une suite de six grandes scènes décoratives retraçant l’histoire de l’Université de Paris. Il réalisa aussi les décorations murales du Palais de justice de Paris et, en partie, de l’Opéra-Comique.

Professeur à l’école des Beaux Arts de Paris en 1905, il devint membre de l’Institut et du Comité des Artistes Français. Durant la première guerre mondiale, il rejoignit les missions aux armées, en qualité de peintre officiel.

Flameng tomba rapidement dans l’oubli après sa mort, probablement du fait de ses critiques à l’égard des courants « modernes » de l’avant-garde, et de son statut de « dernier pontife académique ».

Son œuvre prolifique et d’une grande variété puisqu’il œuvra aussi pour l’illustration de billets de la Banque de France, qu’il réalisa des affiches, qu’il décora des éventails reste très caractéristique du polymorphisme des artistes de la seconde moitié du XIXe siècle, et particulièrement de ceux qui naquirent sous le Second Empire à l’image de Maurice Leloir ou de Georges Caïn. Flameng cependant plus que ces derniers réussit à conjuguer la réussite financière, qu’il obtint sur le marché de l’art, et la réussite institutionnelle qui lui ouvrit les portes des institutions les plus prestigieuses. Son influence des années 1880 aux années 1920 en fait une figure de premier plan qui appelle probablement une nécessaire réévaluation pour la compréhension de l’art sur cette période.

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