
Mlle CLOQUE
René BOYLESVE
L’intrigue générale du roman a pu être ainsi résumée : « Parce que mademoiselle Cloque et le comte de Grenaille-Moncontour ne sont pas d’accord sur les dimensions d’une basilique en construction, la nièce de l’une n’épousera pas le fils de l’autre! »
Si René Boylesve utilise comme support de son roman le fait historique de la guerre des basiliques à Tours, il n’en fait pas le thème principal de son récit ; cet événement n’intervient que comme fil conducteur de l’histoire. L’auteur s’attache avant tout à décrire, d’une manière tendrement ironique, l’esprit chevaleresque et les combats d’arrière-garde de son héroïne, finalement « vaincue par les forces de l’opportunisme et de l’hypocrisie ».
Il dépeint également les compromissions des uns et des autres : les religieux comme Mgr Fripière et la plupart des basiliciens préfèrent abandonner leur idéal pour ne pas risquer de tout perdre ; la famille Grenaille-Moncoutour choisit l’alliance avec les banquiers israélites Niort-Caen, mieux à même d’assurer son avenir au sein de la bourgeoisie qu’une union avec la désargentée Geneviève ; quant à madame Pigeonneau-Excelcis, c’est sans état d’âme qu’au nom de l’intérêt commercial elle choisit d’ouvrir sa librairie à des œuvres profanes, comme Nana, après son déménagement dans la rue Royale.
45,00€

