ABEILLE

180,00

Anatole FRANCE

Louis JOU

André COQ

Bois de Louis JOU

Editions André Coq, 1923

N°187 sur Hollande Van Gelder Zoonen

Reliure demi-maroquin rouge à coins signée BLANCHETIÈRE

Dos lisse orné

Tête dorée

Intérieur en parfait état

Couverture et dos conservés

In-4° - 137 pages -: 200 x 260

Abeille est un conte d’Anatole France, d’abord publié en 1882 dans une revue, puis en 1889 dans un recueil de nouvelles, Balthasar. Dans son Introduction, l’auteur déclare « n’ose[r] offrir cette histoire qu’aux gens qui veulent bien qu’on les amuse et dont l’esprit est jeune et joue parfois » et feint de croire qu’il ne soit « bon seulement pour les enfants du vieux temps ».

Écrit dans un style littéraire légèrement suranné, parfois coupé de descriptions un peu longues ou de digressions quelque peu sentencieuses, mais non dénué d’humour, Abeille reste un conte classique qui se rattache à toute la tradition du merveilleux et se lit toujours avec plaisir.

Luis Felipe-Vicente Jou i Senabre, dit Louis Jou, est un peintre, graveur et typographe espagnol, né à Gracia (aujourd’hui intégré à Barcelone) le 29 mai 1881, émigré en France, mort le 3 janvier 1968.

Il devient peintre en lettres à l’âge de 16 ans. En 1906, Louis Jou part pour la France et rejoint son ami organiste Joseph Civil. Il y côtoie Guillaume Apollinaire et Francis Carco. En 1908, il rencontre François Bernouard, poète, imprimeur et éditeur avec qui il crée la Belle Édition où s’affirme son talent de typographe, de graveur et de compositeur de beaux textes. Il fréquente André Derain, Pablo Picasso et obtient des commandes dans la revue de luxe de Jean Cocteau «Schéhérazade». En 1909 et 1910, il publie des dessins dans L’Assiette au beurre, puis dans Le Témoin, Le Courrier français, Le Frou-frou (1911-1912). En 1921, sa rencontre avec l’écrivain André Suarès donne naissance à l’amitié de toute une vie. Suarès qualifie Jou d’« architecte du livre ». Il réalise son rêve et rapporte d’Espagne ses propres caractères typographiques. Il livre ensuite plusieurs gravures à la revue d’art Byblis (1926, 1930).

Parmi les plus grands typographes du siècle, la place de Louis Jou est exceptionnelle. Il est le seul parmi ses pairs à avoir conçu et réalisé un ouvrage entièrement par lui-même. Xylographe, graveur sur métal, Jou dessine et fond ses propres caractères. En remontant jusqu’au xve siècle à la recherche d’un salutaire renouveau de la typographie, il a, d’instinct, rejoint la démarche intellectuelle de chercheurs qui, en Europe, dans la seconde moitié du siècle dernier, avaient ressenti la nécessité d’une réaction devant le machinisme naissant et les excès de tous ordres dans la conception du livre.

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