AU LARGE DE L’ÉDEN

250,00

Roger VERCEL

Charles FOUQUERAY

ÉDITIONS DU NORD

Aquarelles en couleurs de Charles FOUQUERAY, sous serpentes

Editions du Nord, 1943
26ème livre de la collection "LES GLOIRES LITTÉRAIRES"

Volume in-8° - 160 x 210 - 227 pages

Exemplaire n° 6 sur vélin supérieur Astra filigrané contenant une suite en couleurs sur vélin blanc supérieur et une suite en noir sur vélin mince

Broché sous couverture illustrée rempliée
Intérieur en parfait état

Une histoire de marins-pêcheurs embauchés sur l’un des premiers cargos destinés à la pêche à la morue. Finis les bons voiliers qu’ils avaient jusqu’alors toujours connu, désormais, il faut réapprendre le métier sur ces bateaux où l’on n’a presque rien à faire. Mais si l’embarcation, si le lieu de pêche change, certaines choses restent immuables. Il faut toujours s’en remettre au capitaine du navire, remettre sa fortune entre ses mains, car c’est lui qui décide des lieux de pêche ; remettre sa vie entre ses mains, car c’est lui qui détient le sort de tous les hommes qu’il emmène, la responsabilité d’un père sur ses enfants.
Une accusation d’infidélité pour la femme du capitaine restée seule à terre pendant de si longs mois. La pire trahison pour un marin, blessé dans sa chair. Pourquoi donc ce sujet intéresse-t-il tant Roger Vercel puisqu’on le retrouvait déjà dans plusieurs romans ? Peut-être parce qu’il prend la victime au moment où cela va lui faire le plus mal, à un moment où elle ne peut se battre et à un moment où elle ne doit pas flancher, un moment où les pensées vont l’envahir, prendre le pas sur ses responsabilités. Mettre en balance la responsabilité de tout un équipage et le cœur d’un homme : une expérience qu’il répète sous tous les angles, de la victime ou du coupable, de l’homme ou de la femme, fin heureuse ou malheureuse, pour bien en comprendre les conséquences.
Mais bien sûr, le lecteur, comme les marins du bateau, se trouve pris en otage de la folie qui s’empare du capitaine, du bateau. L’angoisse qui le taraude, l’issue incertaine, contre laquelle il ne peut rien….

Charles Fouqueray (1869 – 1956): Originaire de Fouras (Charente-Maritime),  il est admis en 1887 à l’École des beaux-arts de Paris, où il est l’élève d’Alexandre Cabanel et de Fernand Cormon. Fouqueray souhaite être admis à l’École navale, mais n’y parvient pas à cause de son faible niveau en mathématiques. En 1889, il expose au Salon des artistes français. Après son mariage avec Alice Jansé en 1893, il partage son temps et son activité de peintre entre Paris et Fouras, où il possède une maison. Épris de vie maritime, sa peinture s’en inspire fortement. Sa volonté d’obtenir le titre de peintre de la Marine est très rapidement affirmée. Il fait sa première demande 1895 auprès du ministre de la Marine et des Colonies sans succès, et réitère sa demande en 1902. Il expose au Salon (médaille de troisième classe et bourse de voyage pour la Belgique et les Pays-Bas). Vendant peu de toiles, il accepte des commandes pour des décorations d’édifices officiels en Charente. Il collabore à partir de 1890 à la revue Le Monde illustré, puis plus tard à L’IllustrationThe SphereThe GraphicThe Illustrated London news. Il devient peu à peu illustrateur pour des ouvrages, dont l’Album historique de l’Armée et de la Marine, ainsi que de nombreux romans et œuvres littéraires.

Si au début de sa carrière, son œuvre était plus proche de la peinture d’histoire et de genre, c’est son style orientaliste qui lui apporte la notoriété. Les commandes affluent pour des affiches, des lithographies, des illustrations d’ouvrages : Chez les anthophages d’Emilio Salgari (1904) ; Un sauvage de Léon Daudet (1907) ; Les Croix de bois de Roland Dorgelès (1925) ; Au Cœur des ténèbres de Joseph Conrad (1928) ; Kim de Rudyard Kipling (1931) ; Les mutinés de l’Elseneur de Jack London, Œuvres diverses de Charles Baudelaire (1934) ; Le Roman d’un spahi de Pierre Loti ; Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Il a décoré l’hôtel de ville de Niort et créé des panneaux décoratifs pour l’Exposition nationale coloniale de 1922 à Marseille, ainsi que plusieurs timbres-poste. En 1929, il reçoit également une commande pour l’hôtel de l’empereur d’Annam à Paris, avenue de Lamballe, et est chargé d’exécuter la fresque de la salle du conseil municipal de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il décore d’autres hôtels de ville, tels que celui de Fouras, du Bourget, de Vincennes, de Montreuil, et d’autres édifices comme le palais des congrès de Buenos-Aires (1932), la cathédrale de Gaspé au Canada (1933) et le palais de Fontainebleau (1943).

Commentaires

Soyez le premier à laisser votre avis sur “AU LARGE DE L’ÉDEN”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *