JEAN DE NOARRIEU

145,00

Francis JAMMES

Marianne CLOUZOT

Marcel LUBINEAU

Eaux-fortes de Marianne CLOUZOT

In-8° – 107 pages
Dimensions : 130 x 200

Tirage à 600 exemplaires
Exemplaire n°165 sur vélin de Lana

Reliure plein maroquin rouge signée Aline GAICH
Dos lisse
Tête dorée
Couverture et dos conservés
Sous étui bordé recouvert du même papier que les gardes
Intérieur impeccable

Commencé à Orthez, terminé à Gavarnie, Jean de Noarrieu a d’abord paru dans la revue L’Ermitage, en six livraisons, de juin à novembre 1901. Puis dans Triomphe de la vie, au Mercure de France en 1902. Dans ce volume, Jean de Noarrieu précède Existences, pourtant composé un an avant (été 1901).

L’histoire racontée dans ce long poème est toute simple. Jean de Noarrieu mène l’existence la plus paisible qui soit. Il dirige les travaux de la ferme, chasse, pêche, va au marché d’Orthez, couche avec Lucie, la jeune et jolie paysanne qui tient son ménage. Mais le cœur de Lucie appartient à Martin, un berger. Quand Jean de Noarrieu s’en aperçoit, il souffre et puis accepte. Lui-même fiancera les deux amoureux et n’aura plus qu’à chercher celle (ce sera Jeanne) qui succédera à Lucie. Cette histoire épouse tout naturellement le cycle des saisons. Les travaux et les jours s’écoulent dans l’harmonie. La plaine et la montagne toute proche communiquent. Hommes et bêtes vivent ensemble dans une nature bienfaisante.

La forme aussi est simple. Quatre Chants puisqu’il y a quatre saisons, des strophes de six vers (à quelques exception près) le plus souvent assonancés pour équilibrer le rythme, des vers de dix pieds, voire moins encore parce que l’alexandrin eût manqué de légèreté.

Peintre, sculpteur, graveur, illustrateur, Marianne Clouzot est née le 6 août 1908 au Vésinet.
Sa santé délicate l’empêchant de fréquenter l’école, elle passe dès lors des journées entières à dessiner. A 10 ans, elle vend ses premiers dessins par l’intermédiaire de la galerie Devambez (la plus cotée de Paris). Conscient de ses dons et de son amour pour le dessin, son père, Henri Clouzot célèbre critique d’art, l’encourage et lui enseigne la technique de l’aquarelle.
En 1923, poussée par son père, Marianne Clouzot entre à l’Union centrale des Arts décoratifs à Paris. Ses nombreux tableaux de l’époque reflètent sa joie de vivre. Cinq ans plus tard, elle abandonne les arts appliqués et s’initie à la peinture à l’Académie d’André Lhote. Elle participe à de nombreuses expositions. Elle produit également des albums illustrant des complaintes du folklore français.
En 1935, la galerie Charpentier lui ouvre ses portes pour une exposition particulière. La presse est élogieuse. A partir de 1935, elle collabore avec le couturier Jacques Heim; elle dessinera notamment pour lui des décors de tissus jusqu’en 1960. En 1940, l’éditeur Henri Lefèvre demande à Marianne Clouzot d’illustrer les Trois Contes de Francis Jammes. Pendant cinq ans (1943-1948) elle collabore avec le céramiste Paul Pouchol. Elle se partage entre la céramique et la gravure (elle grave une vingtaine de livres pendant cette période) mais se passionne aussi pour le modelage.
Au début des années 50, tout en continuant à graver pour des éditions de luxe, Marianne Clouzot commence une longue carrière d’illustrateur de livres d’enfants, “travail sans gloire” selon elle mais qui constitue cependant son unique ressource (85 volumes sont illustrés de 1950 à 1979).
Une mutation de son art “aimable et réaliste” (selon ses propres termes) s’opère avec l’illustration du Cantique des cantiques.
Elle l’interprète dans un style épuré et sensuel. Le livre étant refusé, Marianne Clouzot décide de l’éditer elle-même. Tout en continuant à répondre à des commandes d’éditeurs, elle illustre aussi des textes pour son plaisir tels que Métamorphoses de Jupiter du poète Gabriel Audisio (1954), La jeune Parque de Paul Valéry (1958) et les Elégies et sonnets de Louise Labé (1959) petit livre précieux illustré, selon son habitude, à chaque page. Elle illustre aussi les Notes algériennes et marocaines de Colette (1960) et les Lettres de la religieuse portugaise de Marianna Alcoforado. En 1961, son éditeur lui commande cinquante gouaches pour illustrer au pochoir la Mireille de Mistral.

De 1969 à 1972, Marianne Clouzot anime des émissions pour l’ORTF avant de revenir aux arts plastiques avec la mosaïque. Mais l’encombrement et la difficulté du transport pour les expositions lui font abandonner cette technique. Découvrant tardivement l’art non figuratif, Marianne Clouzot se passionne alors pour les collages abstraits en papier de couleurs (1974) puis des maquettes d’oiseaux et de sirènes en métal découpé (1976).
En 1978, elle se remet à la peinture à l’huile en vue d’une exposition en Espagne. Puis, au début des années ‘80, Marianne Clouzot revient à ses premières amours et compose trois albums d’anthologie poétique sur les thèmes du Sommeil, du Miroir, de la Chevelure. La double résonnance du texte et de l’image l’enchante. La poésie reste le support privilégié de son inspiration.

Marianne Clouzot s’est éteinte d’un arrêt cardiaque le 23 juillet 2007, lors d’un séjour en Touraine dans sa famille.

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