LA 628-E8

35,00

Octave MIRBEAU

BERTHOLD-MAHN

Les Editions Nationales

Aquarelles et dessins de Berthold MAHN sous serpentes

Les Éditions Nationales, 1936

Volume in-8° - 175 x 225 - 336 pages

Exemplaire n°2021 sur vélin d'alfa

Broché sous couverture rempliée
Intérieur en très bon état, sans rousseur
Non coupé
Sous papier cristal

Objet littéraire non identifié, La 628-E8 est tout à la fois un récit de voyage en automobile (à travers le nord de la France, la Belgique, la Hollande et l’Allemagne wilhelminienne), un exercice d’autofiction (le narrateur n’est autre que le romancier lui-même, devenu personnage de fiction), une fantaisie qui contribue à mettre à mort le roman prétendument réaliste du XIXe siècle en faisant d’une machine la véritable héroïne du récit et en renonçant à toute composition et à toute vraisemblance, et une réflexion sur le patrimoine culturel européen et sur les perspectives – prémonitoires – d’une Europe pacifiée et prospère, où l’automobile rapprocherait les peuples.

Berthold Charles Désiré Mahn, dit Berthold Mahn est un peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français.
Fils d’immigré silésien et aîné de quatre enfants, il travaille en usine tout en suivant le soir des cours de dessin. Il a la chance de valoriser ses dons au service militaire : employé à orner les tableaux de service, puis à peindre des décors, il échappe aux exercices, dessine le portrait de ses camarades et réalise sa première lithographie sur une pierre empruntée à la presse du régiment. Surtout, il devient l’ ami du peintre Albert Gleizes, qui l’encourage dans la voie artistique et le met en contact avec les membres de l’Abbaye de Créteil, communauté d’artistes fondée par Georges Duhamel et Charles Vildrac. Il restera en contact avec eux toute sa vie. En 1919, il réalise, pour Duhamel, le frontispice de “Civilisation” : c’est son premier pas dans la carrière d’illustrateur. Il multiplie les portraits, sensibles et subtils. Parallèlement, il peint, dans des tonalités sombres, et se rattache au groupe de la Jeune peinture française qu’animent Derain et Othon Friesz.
En 1926, ses lithographies pour le roman de Duhamel ” Deux hommes” lui valent d’emblée la notoriété. Les commandes affluent. Il illustre ensuite le cycle des Pasquier et celui des Thibault de Martin du Gard, les comédies de Shakespeare, les Bucoliques de Virgile, les poèmes de Chénier ou Le Silence de la Mer de Vercors.
Dans les années soixante, il entreprend la rédaction de ses Souvenirs.

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