LE CALVAIRE

35,00

Octave MIRBEAU

Berthold MAHN

Les Editions Nationales

Aquarelles et dessins de Berthold MAHN sous serpentes

Les Éditions Nationales, 1934

Volume in-8° - 175 x 225 - 240 pages

Exemplaire n°2021 sur vélin d'alfa

Broché sous couverture rempliée
Intérieur en très bon état, sans rousseur
Sous papier cristal

Le héros de ce roman-confession, Jean-François-Marie Mintié, raconte son enfance désenchantée et son adolescence solitaire, l’expérience amère de la guerre de 1870, dans les mobiles de l’armée de la Loire, puis le “calvaire” que lui a fait gravir sa maîtresse, Juliette Roux, femme galante à laquelle l’attache un amour dévastateur, face auquel la lucidité s’avère impuissante.

Comme dans ses romans parus sous pseudonyme, Mirbeau évoque la tragédie de l’amour, sentiment incontrôlable, irrationnel et destructeur, dont il a souffert terriblement pendant les trois années de sa liaison avec une femme de petite vertu, Judith Vimmer, et qu’il exorcise par l’écriture. Il la situe dans le cadre d’une histoire, récit à deux personnages principaux, dans la lignée de Manon Lescaut, de l’abbé Prévost. Et il lui donne une portée sociale et une dimension historique : le veule Jean Mintié incarne une génération émasculée par la défaite.

Berthold Charles Désiré Mahn, dit Berthold Mahn est un peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français.
Fils d’immigré silésien et aîné de quatre enfants, il travaille en usine tout en suivant le soir des cours de dessin. Il a la chance de valoriser ses dons au service militaire : employé à orner les tableaux de service, puis à peindre des décors, il échappe aux exercices, dessine le portrait de ses camarades et réalise sa première lithographie sur une pierre empruntée à la presse du régiment. Surtout, il devient l’ ami du peintre Albert Gleizes, qui l’encourage dans la voie artistique et le met en contact avec les membres de l’Abbaye de Créteil, communauté d’artistes fondée par Georges Duhamel et Charles Vildrac. Il restera en contact avec eux toute sa vie. En 1919, il réalise, pour Duhamel, le frontispice de “Civilisation” : c’est son premier pas dans la carrière d’illustrateur. Il multiplie les portraits, sensibles et subtils. Parallèlement, il peint, dans des tonalités sombres, et se rattache au groupe de la Jeune peinture française qu’animent Derain et Othon Friesz.
En 1926, ses lithographies pour le roman de Duhamel ” Deux hommes” lui valent d’emblée la notoriété. Les commandes affluent. Il illustre ensuite le cycle des Pasquier et celui des Thibault de Martin du Gard, les comédies de Shakespeare, les Bucoliques de Virgile, les poèmes de Chénier ou Le Silence de la Mer de Vercors.
Dans les années soixante, il entreprend la rédaction de ses Souvenirs.

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