LE MISANTHROPE

250,00

MOLIÈRE

Pierre-Georges JEANNIOT

Édouard PELLETAN

Précédé d’un Dialogue aux Enfers par Anatole France
suivi de la Conversion d’Alceste par Georges Courteline

26 compositions de P. G. JEANNIOT dont 12 gravées sur bois par Ernest FLORIAN

Editions Edouard Pelletan, 1907

Dimensions : 230 X 290 – 177 pages

Tirage à 350 exemplaires
Exemplaire n°157 sur vergé d'Arches filigrané

Reliure plein veau marron signée DESSEUX
Triple filet d’encadrement sur les plats
Roulette dorée intérieure
Pièces de titre en maroquin rouge et vert
Couverture et dos (salis) conservés
Etui bordé

Intérieur impeccable

Conversion d’Alceste : C’est — tout comme le Philinte de Fabre d’Eglantine — une “« suite du Misanthrope »”. L’auteur a supposé, sans beaucoup de vraisemblance, à lui parler sans fard, mais, du reste, rien n’est plus permis que cette liberté, qu’Alceste s’est converti, ou plutôt, bien plutôt, a tâché de se convertir. Il s’est juré à lui-même de chercher toujours le bon côté des choses ; il s’est promis d’être aimable en société et indulgent aux travers des hommes ; et enfin il a épousé Célimène en retirant le fameux “ultimatum” qu’il avait prétendu lui imposer : se retirer dans une solitude et “« renoncer au monde »”.

Ce qu’il pourra bien advenir de la conversion d’Alceste, voilà la question et voilà la pièce.

Il en advient au pauvre Alceste de multiples mésaventures qui le rengagent de plus belle dans sa résolution première : voilà la réponse à la question.

 Emile Faguet dans Propos de théâtre, Quatrième série (1907).

Pierre Georges Jeanniot né à Plainpalais (Suisse) le 2 juillet 1848 et mort à Paris le 9 janvier 1934 est un peintre, illustrateur et graveur français.

Son œuvre porte dans son ensemble la marque d’une grande probité, d’une originalité, d’un sentiment soutenu et d’une rare virtuosité d’exécution. Jeanniot observe ses sujets au polo ou sur la plage d’un bord de mer, dans un restaurant ou au Bois de Boulogne ; et il dépeint sans moins de sympathie l’ouvrier sur son chemin à l’usine ou se reposant à la terrasse d’un petit café appréciant une boisson et une discussion politique animée. Le Polo, La plage et Marchande de quatre saisons sont typiques de l’observation vive de Jeanniot et de son modèle, dans lequel une imagination parfois fantastique est équilibrée par un sens de la proportion sensible.

Comme graveur, Jeanniot s’est d’abord spécialisé dans l’eau-forte à sujets parisiens, aux côtés d’artistes tels que Paul César Helleu, Henry Somm ou Norbert Gœneutte. Chroniqueur de scènes de vie parisienne, il montre une France ironique où les marionnettes du snobisme sont saisies d’un trait cursif, aigu, dans une gamme de tons rares. Son talent de graveur l’apparente parfois à Toulouse-Lautrec ou Mary Cassatt. D’autres techniques de gravure lui permettent de s’exprimer comme la pointe sèche, le vernis mou, l’aquatinte et la lithographie (dès 1892)2. Parallèlement à l’eau-forte, Jeanniot emploie la technique xylographique qui, par de violents découpages, permet aux surfaces largement encrées de s’opposer sans transition aux sources claires. 

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