LE PETIT PIERRE

220,00

Anatole FRANCE

Pierre BRISSAUD

DEVAMBEZ

10 gravures à l'eau-forte, en couleurs, de Pierre BRISSAUD
Dont 9 pleine page sous serpentes légendées
Les Éditions d'Art Devambez, 1923

Tirage limité à 535 exemplaires
Exemplaire n°242 sur vélin de Rives

Volume in-8° - 289 pages
Dimensions : 170 x 255

Broché sous couverture moirée, rempliée
Recouvert de papier cristal
Intérieur en parfait état sans rousseurs
Superbe exemplaire collationné

Troisième volet des quatre livres de souvenirs personnels donnés par l’écrivain (après Le Livre de mon ami, Pierre Nozière et avant La Vie en fleur)

Nous sommes plongé en cette œuvre dans le véritable Anatole France, le raisonnable, le manieur admirable de la langue, l’ironiste parfois poète. Au cœur de Paris, dans ce quartier bien délimité autour de l’actuelle école des Beaux-Arts, l’enfant découvre les vitrines des boutiques, les gens de la rue et s’épanouit dans la nature des jardins publics. Il conte par anecdotes successives tout ce dont il se souvient. Mais le petit Pierre n’est pas le petit Anatole, il l’a dit. L’enfant Anatole s’est perdu avec les années ; il est devenu un autre. Il faut donc moins se ressouvenir que le recomposer à partir d’images gardées en tête ou dans les récits de famille. Ainsi Proust fit, vers la même époque, en composant sa « madeleine » à partir du vulgaire pain grillé d’enfance. Ce que conte l’écrivain est le mentir vrai, et c’est bien plus beau que le récit exact.

Pierre Brissaud est un peintre et illustrateur de mode français. Fils du médecin et neurologue Édouard Brissaud, il se forme aux Beaux-arts et à l’atelier de Fernand Cormon. Sa famille le pousse à étudier l’art, tout comme son frère Jacques, également peintre. Son oncle est l’artiste Louis-Maurice Boutet de Monvel.
Il commence à se faire connaître en exposant pour la première fois au Salon d’automne de 1907 mais sa réputation ne prend un véritable essor qu’à partir de 1912 quand il commence à collaborer à la Gazette du Bon ton, alors naissante.

Édouard Chimot fait appel à ses talents d’illustrateur pour la Maison Devambez dans les années 1920 : il illustre des œuvres de Honoré de Balzac, Anatole France, Pierre Loti, René Boylesve.
Brissaud connaît la gloire : son trait plait aux magazines de mode étrangers, il publie souvent pour les couvertures de Vogue après 1925, mais aussi dans House & Garden (en), Fortune, Vanity Fair, Monsieur, et L’Illustration. Son style se détache de celui de ses confrères, résolument tournés vers l’Art Déco : Brissaud, lui, s’inspire des illustrateurs de livres pour enfants et rehausse de la même manière les contours de ses silhouettes d’un trait noir appuyé. Pour la Gazette, il illustre à merveille les créations de Louise Cheruit par des aplats de couleurs soutenues, allant d’un chaud orange à des tons pastel et frais. À son travail appliqué des couleurs, Brissaud adjoint un souci tout particulier de la lumière et un jeu de clair-obscur donnant une atmosphère intimiste et singulière à ses scènes. 

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