LE RÊVE

50,00

Emile ZOLA

Marianne CLOUZOT

Albert GUILLOT

Illustré de 16 dessins par Marianne CLOUZOT

Editions Albert Guillot, 1948
Cinquième volume de la collection des "Oeuvres complètes illustrées d'Emile Zola"

In-8° - 306 pages
Dimensions : 150 x 200

Exemplaire n°432 sur vélin chiffon des papeteries de Corvol l'Orgueilleux

Broché sous couverture illustrée rempliée
Sous papier cristal neuf
Intérieur impeccable

Le jour de Noël 1860, devant la cathédrale de Beaumont enneigée, Angélique, une enfant trouvée et martyrisée, cheveux blonds et regard couleur de violette, est recueillie par Hubertine et son mari Hubert. Ils élèvent la sauvageonne qui apprend la broderie et se met à lire avec passion “La Légende dorée” de Jacques de Voragine. Une vie de travail et de piété, illuminée bientôt par l’idylle qui se noue entre Angélique et Félicien.
La publication de La Terre, le précédent roman des Rougon-Macquart, a valu à Zola des critiques acerbes. On dénonce la grossièreté de son art : « Il est des âmes pures et des coeurs héroïques, écrit ainsi Anatole France. M. Zola ne le sait pas. » Pour prendre le contre-pied de ces attaques, le romancier se décide à évoquer des personnages irréprochables et des sentiments purs. Et, en 1888, ce changement de registre correspond à l’attente de son public : quelques critiques ont beau ironiser, le romancier gagne son pari et Le Rêve est un succès.
C’est l’occasion pour l’auteur naturaliste d’aborder le thème de la religion, en s’intéressant (au contraire d’œuvres comme La conquête de Plassans ou La Faute de l’abbé Mouret) au côté populaire de la foi, ainsi qu’au renouveau du mysticisme dans la société française de la deuxième moitié du XIXème siècle.

Peintre, sculpteur, graveur, illustrateur, Marianne Clouzot est née le 6 août 1908 au Vésinet.
Sa santé délicate l’empêchant de fréquenter l’école, elle passe dès lors des journées entières à dessiner. A 10 ans, elle vend ses premiers dessins par l’intermédiaire de la galerie Devambez (la plus cotée de Paris). Conscient de ses dons et de son amour pour le dessin, son père, Henri Clouzot célèbre critique d’art, l’encourage et lui enseigne la technique de l’aquarelle.
En 1923, poussée par son père, Marianne Clouzot entre à l’Union centrale des Arts décoratifs à Paris. Ses nombreux tableaux de l’époque reflètent sa joie de vivre. Cinq ans plus tard, elle abandonne les arts appliqués et s’initie à la peinture à l’Académie d’André Lhote. Elle participe à de nombreuses expositions. Elle produit également des albums illustrant des complaintes du folklore français.
En 1935, la galerie Charpentier lui ouvre ses portes pour une exposition particulière. La presse est élogieuse. A partir de 1935, elle collabore avec le couturier Jacques Heim; elle dessinera notamment pour lui des décors de tissus jusqu’en 1960. En 1940, l’éditeur Henri Lefèvre demande à Marianne Clouzot d’illustrer les Trois Contes de Francis Jammes. Pendant cinq ans (1943-1948) elle collabore avec le céramiste Paul Pouchol. Elle se partage entre la céramique et la gravure (elle grave une vingtaine de livres pendant cette période) mais se passionne aussi pour le modelage.
Au début des années 50, tout en continuant à graver pour des éditions de luxe, Marianne Clouzot commence une longue carrière d’illustrateur de livres d’enfants, “travail sans gloire” selon elle mais qui constitue cependant son unique ressource (85 volumes sont illustrés de 1950 à 1979).
Une mutation de son art “aimable et réaliste” (selon ses propres termes) s’opère avec l’illustration du Cantique des cantiques.
Elle l’interprète dans un style épuré et sensuel. Le livre étant refusé, Marianne Clouzot décide de l’éditer elle-même. Tout en continuant à répondre à des commandes d’éditeurs, elle illustre aussi des textes pour son plaisir tels que Métamorphoses de Jupiter du poète Gabriel Audisio (1954), La jeune Parque de Paul Valéry (1958) et les Elégies et sonnets de Louise Labé (1959) petit livre précieux illustré, selon son habitude, à chaque page. Elle illustre aussi les Notes algériennes et marocaines de Colette (1960) et les Lettres de la religieuse portugaise de Marianna Alcoforado. En 1961, son éditeur lui commande cinquante gouaches pour illustrer au pochoir la Mireille de Mistral.

De 1969 à 1972, Marianne Clouzot anime des émissions pour l’ORTF avant de revenir aux arts plastiques avec la mosaïque. Mais l’encombrement et la difficulté du transport pour les expositions lui font abandonner cette technique. Découvrant tardivement l’art non figuratif, Marianne Clouzot se passionne alors pour les collages abstraits en papier de couleurs (1974) puis des maquettes d’oiseaux et de sirènes en métal découpé (1976).
En 1978, elle se remet à la peinture à l’huile en vue d’une exposition en Espagne. Puis, au début des années ‘80, Marianne Clouzot revient à ses premières amours et compose trois albums d’anthologie poétique sur les thèmes du Sommeil, du Miroir, de la Chevelure. La double résonnance du texte et de l’image l’enchante. La poésie reste le support privilégié de son inspiration.

Marianne Clouzot s’est éteinte d’un arrêt cardiaque le 23 juillet 2007, lors d’un séjour en Touraine dans sa famille.

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