MÉMOIRES – LES MEILLEURES PAGES

140,00

SAINT SIMON

Pierre BRISSAUD

HACHETTE

Illustrations de Pierre BRISSAUD

Hachette, 1949

5 volumes in-8° brochés sous chemise rempliée et étui

Un des 250 (n°219) sur pur fil du Marais avec une suite en noir

Intérieur en très bon état état

Remarques : Dos du tome 1 décolé - brochages fragilisés

Les Mémoires de Saint-Simon sont une œuvre posthume de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon (1675-1755), dont le manuscrit comprend près de 3000 pages. Considéré comme un monument de la littérature française, ce texte a exercé une influence déterminante sur des auteurs tels que Chateaubriand, Stendhal, Balzac et Proust.

 Fils de duc et pair, filleul de Louis XIV et de la reine, le jeune Louis de Saint-Simon entre très vite dans la carrière militaire habituelle aux aristocrates, mais quitte l’armée dès 1702. Il a vingt-sept ans : son champ de bataille sera désormais la cour, son spectacle et ses coulisses. Durant la Régence, il participera au pouvoir comme ministre d’Etat, puis deviendra ambassadeur, avant de se retirer sur ses terres. Il se consacre alors pleinement à l’œuvre de sa vie : ses Mémoires, dont il a commencé très jeune la rédaction. Si, dès 1699, il s’est adressé à l’abbé de Rancé pour avoir son assentiment, c’est qu’il se fixe pour tâche d’y livrer toute la vérité et, partant, de n’y ménager personne, tout en voulant demeurer en paix avec sa conscience.
Ce vaste chantier très tôt ouvert, ce n’est qu’à soixante-quatre ans qu’il en entreprend l’ultime version que nous connaissons et qui ne sera intégralement publiée que bien après sa mort, vers 1830. Dans ces innombrables pages dont le présent volume ne retient qu’environ le sixième, le duc démontre, raconte, fulmine, pour servir à l’histoire du règne de Louis XIV et de la Régence, mais aussi pour épancher sa colère face au devenir médiocre du monde. Et il le fait dans une langue d’une virtuosité admirable qui joue sur tous les registres, ici enjouée, là grandiose, et riche de singulières fulgurances. « Il n’y a que trois styles, diront les Goncourt : la Bible, les Latins et Saint-Simon. »

Pierre Brissaud est un peintre et illustrateur de mode français.
Fils du médecin et neurologue Édouard Brissaud, il se forme aux Beaux-arts et à l’atelier de Fernand Cormon. Sa famille le pousse à étudier l’art, tout comme son frère Jacques, également peintre. Son oncle est l’artiste Louis-Maurice Boutet de Monvel.
Il commence à se faire connaître en exposant pour la première fois au Salon d’automne de 1907 mais sa réputation ne prend un véritable essor qu’à partir de 1912 quand il commence à collaborer à la Gazette du Bon ton, alors naissante.

Édouard Chimot fait appel à ses talents d’illustrateur pour la Maison Devambez dans les années 1920 : il illustre des œuvres de Honoré de Balzac, Anatole France, Pierre Loti, René Boylesve.
Brissaud connaît la gloire : son trait plait aux magazines de mode étrangers, il publie souvent pour les couvertures de Vogue après 1925, mais aussi dans House & Garden (en), Fortune, Vanity Fair, Monsieur, et L’Illustration.

Son style se détache de celui de ses confrères, résolument tournés vers l’Art Déco : Brissaud, lui, s’inspire des illustrateurs de livres pour enfants et rehausse de la même manière les contours de ses silhouettes d’un trait noir appuyé. Pour la Gazette, il illustre à merveille les créations de Louise Cheruit par des aplats de couleurs soutenues, allant d’un chaud orange à des tons pastel et frais. À son travail appliqué des couleurs, Brissaud adjoint un souci tout particulier de la lumière et un jeu de clair-obscur donnant une atmosphère intimiste et singulière à ses scènes. 

Commentaires

Soyez le premier à laisser votre avis sur “MÉMOIRES – LES MEILLEURES PAGES”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *